C'est donc demain lundi, à partir de 10h15, que se déroulera le jugement d'Alejandro Valverde devant le tribunal anti-dopage du CONI. L'espagnol ne fera pas le déplacement à Rome, mais il sera représenté par ses deux avocats, l'espagnol José Rodríguez et l'italien Federico Cecconi ; son agent, Antonio Sánchez ; et l'avocat de la Caisse d'Epargne, Paco Fernández.
Aujourd'hui, Antonio Sánchez a déclaré ne pas savoir ce qui "se passera lundi, mais que Valverde a en sa faveur tous les arguments juridiques" pour contrer la demande de suspension du CONI. L'agent du coureur murcian estime que le CONI a fait d'Alejandro "un bouc émissaire" et que ce dernier est victime d'un "lynchage publique. Il y a actuellement une chasse au sorcière contre Valverde."
"Lorsque les avocats de Valverde ont présenté leur défense, le CONI leur a dit avoir de nouvelles preuves, ce qui était faux" révèle-t-il, avant d'ajouter que "le CONI se base sur les déclarations de l'ex-cycliste Jesús Manzano pour dire que toute l'équipe Kelme faisait comme lui". Pour lui, "le CONI se moque d'un cycliste espagnol, de la justice espagnole, du Conseil Supérieur des Sports [espagnol], de la Fédération Espagnole de Cyclisme, et de l'Etat espagnol."
"Combien de procédures a ouvert le CONI sans en avertir les sportifs concernés ? Qui sait, peut-être Rafael Nadal est concerné, il suffit qu'il soit allé à Rome, le CONI lui aurait alors pris son sang et personne ne le saurait. Ou Alberto Contador. Ensuite, le CONI patiente et ne révèle qu'au bout d'un moment qu'il possède leur sang, et inventent des choses".
Dans le cas où Valverde serait finalement sanctionné, Sánchez confie qu'ils iraient voir le TAS, "voir des instances plus haut placées, puisqu'il y a eu de graves violations dans les droits de Valverde, sans possibilité de se défendre."
Hier il y a quelques jours, l'autre représentant de Valverde (et frère de Antonio Sánchez), Francisco Sánchez, avait été encore plus critique envers le CONI, l'accusant de "graves irrégularités et de mentir depuis le début" à propos notamment des preuves que possède le CONI, preuves qui selon Sánchez, n'existeraient pas.
source : Europa Press
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