Blog sur le coureur cycliste espagnol Alejandro Valverde !

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ALEJANDRO EST REVENU SUR 2006 ET LES CLASSIQUES

Alejandro vit actuellement à El Esparragal, un village de 7.800 habitants, située à 6,5 km au nord de la ville de Murcie.

Il est revenu sur la saison 2006 :
"Je dois reconnaître honnêtement que, à l'entame de la saison, je n'avais pas fait une fixation sur le classement général du ProTour", confie-il. Simplement, quand je suis en forme, je fais toujours la course à l'avant du peloton. Fatalement, dès lors, on récolte des points. De toute façon, je suis né gagneur , il n'y a que cela qui m'intéresse. Depuis toujours, je m'enivre du parfum de la victoire."
Pas modeste, Alejandro ! Mais il n'a pas tort...

En parlant des classiques :
"Elle n'avait pas très bien commencé car à l'Amstel Gold Race, j'avais dû passer mon tour dans la finale; je n'avais pas mangé suffisamment et j'avais manqué de puissance et d'énergie au plus fort de la bagarre. Je savais pourtant que j'avais les jambes pour gagner, il ne restait qu'à concrétiser.
A l'entraînement, j'avais énormément travaillé l'endurance, afin de tenter de me présenter avec encore suffisamment de jus dans la finale des courses.

A ce titre, la Flèche Wallonne 2005 m'avait servi à la fois de leçon et de tremplin. Je m'y étais senti comme un poisson dans l'eau mais je m'étais un peu trop dispersé dans la course et j'avais finalement explosé dans le mur d'arrivée. Or c'est évidemment là que tout se joue. Fort de cette expérience, je suis revenu à Huy, en 2006, avec de grandes ambitions. Toute la journée, je me suis caché du vent, en restant dans les roues. Et dans l'ascension finale du Mur, j'étais encore frais, plein d'énergie pour jaillir dans le dos de mes adversaires. Cette victoire m'a fait du bien.

Je me suis présenté quelques jours plus tard, au départ de Liège-Bastogne-Liège, sans la moindre pression et, c'est dans ces conditions-là, souvent, qu'on court le mieux, parce qu'on fait moins d'erreur. Toutefois, si j'ai fini par l'emporter à Ans, c'est aussi parce que j'avais à ma disposition une équipe extrêmement forte et solidaire, qui m'a idéalement protégé jusqu'à l'entame de la finale."

Il s'intéresse aussi au conflit qui oppose l'UCI et les organisateurs de Grand Tour.

"Ce qui est en train de se passer actuellement est regrettable", dit celui qui, dans la vie, roule alternativement en Mercedes et en Porsche Cayenne (alors qu'Angela, son épouse, préfère sa nouvelle Mini). "Et, dans ce conflit, les coureurs sont en quelque sorte pris en otages. On se retrouve au milieu de cette guerre, et l'on ne sait pas trop comment agir. Je trouve vraiment que les coureurs devraient avoir un syndicat susceptible de défendre leurs intérêts."

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