Blog sur le coureur cycliste espagnol Alejandro Valverde !

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TOUR DE FRANCE : UN BILAN DÉCEVANT

A lire avant : Tour de France : les 10 moments-clés en images

On en aura eu, des émotions, sur ce Tour de France ! Pourtant, s'il fallait ne retenir qu'un seul sentiment, ce serait la déception.
Alejandro Valverde n'avait déjà pas réussi son Tour 2007, où il n'avait jamais lever les bras, terminant à une moyenne 6e place. Cette année, il visait la victoire finale ("le podium au minimum") mais ne put faire mieux que 9e, aux portes du top 10. Alors certes, deux victoires d'étapes (à Plumelec et à Super-Besse, où Ricco, contrôlé ensuite positif, devrait céder sa victoire) et deux jours passés en jaune, c'est excellent -on ne va pas se mentir- mais c'est loin de remplacer une victoire finale.

Une défaillance lourde de conséquences

L'image “http://foto-cache.laverdad.es/jpg/3/4/1216107013943.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. Outre la déception, Alejandro est passé de l'acclamation (il a impressionné tout le monde en remportant avec brio la 1ere étape) à l'humiliation (provoquée par le festival des Saunier Duval dans l'étape d'Hautacam, alors qu'à l'arrière, Valverde peinait comme rarement).
L'espagnol a en fait perdu le Tour sur une seule étape, et pour être encore plus précis, sur un seul col : le Tourmalet. Le fait d'avoir laché les meilleurs dans l'ascension le condamna : il était alors le favori, avec Evans, du Tour, et il paya cher ce statut puisque les CSC imprimèrent un rythme d'enfer pour reléguer Valverde le plus loin possible au général. "J'ai en fait perdu plus de 3 minutes dans la plaine, expliqua ensuite le murcian. Si j'avais pu accrocher les favoris jusqu'au sommet du Tourmalet, j'aurais peut-être pu finir à Paris sur le podium". Le podium ? Oui, cela peut paraitre invraisemblable, mais c'est bel et bien vrai : seul 45" le séparait du peloton lorsqu'il passa au sommet du Tourmalet ; s'il avait pu rester avec le groupe, il aurait passé la plaine sans problèmes (les CSC n'auraient pas autant roulé) et atteind le pied de la montée finale avec les meilleurs. A partir de là, il n'aurait pas perdu de temps -il n'en a en effet en vrai pas perdu- ou tout au plus 45" -ce qu'il a déboursé dans le Tourmalet.
45 secondes, c'est bien moins que les presque 6 minutes (5'52" exactement) qu'il a dû laisser à ses rivaux sur cette étape d'Hautacam...Et quand on voit ses très bonnes performances dans les Alpes (toujours au contact des meilleurs, dont il faisait d'ailleurs parti !), il y a de quoi être vraiment déçu de cette défaillance.
Mais ainsi s'est déroulée la course, alors à quoi bon la refaire avec des si...Tirons plutôt des conclusions de ce Tour, plutôt que de se lamenter sur ce que Valverde aurait dû (mais n'a pas fait, souvent parce qu'il ne le pouvait pas, je le rappele au passage) ou non faire !

Ambitions à la baisse pour le futur ?

Pour en venir directement à l'interrogation que l'on se pose tous -ce Tour revoie-t-il les ambitions d'Alejandro à la baisse pour les prochains éditions- je pourrais répondre oui.....et non.

Oui, diront beaucoup, peut-être plus réaliste que pessimiste. Après tant d'espoirs placés sur les épaules de notre champion, il serait tant d'ouvrir les yeux : Valverde n'est pas fait pour remporter le Tour ! Il est trop irrégulier en montagne, trop malchanceux (pas assez prudent ? La question se pose légitimement...) -lors de ses 4 participations à la Grande Boucle, il n'a jamais évité les pépins de santé- et, je dirais surtout, vraiment trop juste en chronos. Il est loin du niveau de Contador et d'Andy Schleck, appelés à truster les podiums du Tour pendant encore une dizaine d'années...

Non, tenteront de (se) convaincre certains irréductibles -dont je fais parti-, peut-être un peu "bornés" et énervants à répéter toujours des excuses pour expliquer les mauvaises performances de l'espagnol (et donc ne pas vouloir accepter la possibilité qu'il n'est simplement pas fait pour le Tour), mais optimistes. Il faut pourtant dire qu'Alejandro ne manque pas de raisons pour expliquer sa décevante 9e place...Un petit décryptage s'impose donc !

Une chute importante, une météo capricieuse et une équipe peu solide en montagne

Tout d'abord, on pouvait craindre au départ de ce Tour que Valverde ai été en forme trop tôt : son excellente forme au Dauphiné était la raison principal de cette inquiétude, et sa victoire dès la 1ere étape l'accuentuait. C'est pourtant non, excuse rejetée ! Valverde le dit lui-même : "Les 3 étapes alpestres ont prouvé que j'étais encore très bien en dernière semaine !"  Il est vrai qu'il était dans les Alpes un des coureurs "les plus faciles", comme on dit...Au passage, je crois d'ailleurs qu'il a prouvé dans ces Alpes, pour ceux qui en doutaient, qu'il peut être un excellent grimpeur et qu'il a sur ce terrain largement les moyens de rivaliser avec les meilleurs. Exit donc, le problème de forme !
L'image “http://foto-cache.laverdad.es/jpg/1/3/1215676930631.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs. 2e raison possible pour expliquer ses très moyennes performances : sa chute en début de Tour. Je pense que Valverde a payé les séquelles de sa gamelle (impressionante, parait-il) dans les Pyrénées. "Je n'ai rien senti à Super-Besse et je n'ai commencé à avoir mal que 4,5 jours après être tombé", expliqua-t-il. Sa chute a en tout cas eu de l'importance -c'est une certitude- et du côté de la Caisse d'Epargne, tout le monde s'accordait à dire que "Valverde n'a plus été le même coureur après". L'intéressé a en plus déclaré avoir "à peine dormi au cours des nuits suivantes et il a fallu plus d'une semaine avant que les plaies commencent à se refermer". Alors, pas de doutes, sa chute a beaucoup joué, négativement bien entendu.
3e raison possible : Le passage du froid et de la pluie bretonne (désolé à nos amis bretons mais c'est un fait, il n'a pas fait beau dans votre belle région) à la chaleur pyrénéenes n'a pas fait du bien à Alejandro, assez frêle. Il ne se sentait pas bien la veille au soir de l'étape d'Hautacam et ne s'était pas rétablit le lendemain, m'a raconté Michel Cazes de la Caisse d'Epargne. Cela expliquerait donc sa défaillance sur cette étape.
4e raison possible : Seul un col a résisté à Alejandro sur ce Tour : le Tourmalet. Alors, est-ce une coïncidence que ce col est un des rares que Valverde n'est pas reconnu (pour cause de neige) ? Cela a en tout cas pu jouer dans sa défaillance...
5e raison possible : la Caisse d'Epargne n'était pas assez forte pour l'épauler -on ne retrouvait souvent que Pereiro et Arroyo pour l'aider vraiment en montagne, avant que le premier n'abandonne sur chute...Emmener Coyot -rouleur- et non Uran ni Karpets -grimpeurs- a été une erreur, comme on l'a craint au départ.

Les raisons ne manquent donc pas pour "excuser" Alejandro. Toutefois, en vue des futurs Tour que l'espagnol disputera, il conviendra de tirer des leçons de ces erreurs et de ne plus en entendre parler (être donc, une bonne fois pour toutes, plus prudent, revoir le déroulement de la reconnaissance des cols et par exemple grimper plus de cols à l'intersaison, et avoir une équipe plus apte à aider Valverde en montagne). Malgré tout, tout ceci n'est pas grand chose par rapport au principal obstacle freinant Alejandro dans son objectif de victoire finale : les contre-la-montre.

Les chronos, sa grande faiblesse

Il y en avait peu cette année, pourtant Valverde y a laissé de nombreuses minutes. "A Cholet, j'ai perdu plus de temps que voulu, avoua-t-il. Je n'ai également pas été bon lors du dernier chrono, peut-être parce que je ne pouvais plus me battre pour le podium -j'avais donc perdu la motivation." Pour reprendre les propos de Laurent Fignon sur France Télévisions, il aurait été préférable que Valverde se donne à fond à St-Amand-Montrond, la veille de l'arrivée, pas pour le général de cette année mais pour les prochains Tour. Il avait en effet une occasion unique de se tester (c'est très rare dans une saison que tous les favoris du Tour puisse s'affronter) dans un long chrono face à ses rivaux (qui seront pour la plupart les même en 2009). Dommage donc, mais il a l'excuse des JO qui se déroulèrent peu de temps après -sachant que le top 5 était hors de portées, se réserver pour les courses à venir n'était pas forcément une mauvaise solution..

Enfin, si l'on se plait à rappeler que 9e, c'est au fin fond du top 10, il faut quand même rappeler qu'il a perdu 2 places lors du dernier chrono, car "pour lui, 7e, 8e, ou 9e n'avait pas beaucoup d'importance" déclare Euzebio Unzue. Un problème de motivation donc, à ajouter à la liste de ceux à éviter pour les prochains Tours. Et dès l'année prochaine, s'il compte remporter, enfin, la Grande Boucle.

Conclusion :
Un Tour décevant, car on attendait bien plus de Valverde (seulement 9e au final) ; son excellent début de Tour ne suffit donc pas pour pouvoir être satisfait. Outre certains points à revoir (plus de prudence, équipe plus solide en montagne), la réussite de l'espagnol lors des prochains Tour dépendra de sa régularité en montagne -il a le niveau pour suivre et attaquer les meilleurs (j'insiste sur ce point) mais n'est pas assez constant- et de sa progression dans les chronos, indispensable pour qu'il gagne le Tour.
Ce Tour nous aura donc fait prendre conscience que le chemin est (ou du moins, peut être) encore long pour qu'Alejandro rallie en jour Paris en jaune, mais que si ce sera difficile, il a quand même ses chances ! On a certes été peut-être un peu trop optimiste avant ce Tour, mais ne soyons maintenant pas trop pessimistes.

Je ne partage donc pas l'avis de certains observateurs, dont les journalistes de Planète Cyclisme, expliquant dans leur dernier numéro que l'avenir de Valverde (n') est (que) dans les classiques et qu'il faut oublier le Tour.
Pour développer mon opinion et compléter ce bilan, je publierai un article sur le potentiel d'Alejandro Valverde sur les Grands Tours, en le comparant avec son potentiel, déjà exploité, dans les classiques.
"Valverde : coureur de classiques ou de GT ?" sera lisible dans une dizaine de jours.

L'image “http://foto-cache.laverdad.es/jpg/8/6/1216969762668.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.
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A
Bonjour, Je suis un fervent supporter d'Alejandro Valverde et contrairement à tous les spécialistes du cyclisme je dis que Valverde peut gagner le Tour, ou le Giro et ou la Vuelta.Et je dirai même mieux, il aurait pu même le gagner cette année ci, mais il aurait fallu pour ça :1°) Dès la 2ème étape, la GCE n'aurait pas du défendre le maillot. et toute l'équipe aurait du rouler dans les roues jusqu'au Pyrénées. 2°) Il y a eu erreur de n'avoir pas sélectioné Karpets et Uran pour ce tour.3°) Valverde est souvent en queue de peloton(donc se prend tous les accoups et perd de l'énergie pour rien), il est distrait, et pas assez concentré sur la course d'où parfois la chute. Il aurait du lui et toute son équipe rouler comme l'ont fait Sastre, Evans, Menchov, Vandevelde et les frères Schleck, c'est des gens que l'on n'a pa vu jusqu'au Pyrénées et ensuite jusque dans les Alpes.En un mot et en faisant un peu de fiction, si l'on avait mis Valverde dans l'Equipe CSC à la place de Sastre et en faisant la course qu'on fait les autres que j'ai cité plus haut, Alejandro aurait gagné le Tour (sans vouloir dévaloriser la GCE).Donc avec tout ce que je viens de dire, je pense que Valverde peut gagner un Tour, un Giro ou une vuelta qu'il aurait pu gagner déjà et qu'il a perdu (en2006) non pas en montée mais en descente derrière Vinokourov.!!!Vamos VALVERDE!!!  
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C
<br /> Rien à rajouter, 100% d'accord ! Ah non, juste une chose : il doit progresser dans les chronos pour gagner le Tour. Pour la Vuelta (le Giro, je ne le vois pas le disputer), ça passe, mais pas la<br /> Grande Boucle...<br /> <br /> <br />
F
oui mais sastre avait une grande equipe
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S
ouai mais si grace a sa il peut gagner le tour ca peut etre un pari gagnant ! et puis evans et schleck ils ont pas gagné le tour lol . regardez sastre on le voit pas avant le tour ! il fait 20 au dauphiné ...
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F
valverde ne doit pas negliger les classiques regarder evans et f schleck et puis il a craque a la mi tour et pas en trosième semaine en plus en 2009 less alpes c'est en premiere semaine
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S
Moi je suis plutot optimiste car on ne voit pas bcp de coureur très très fort ( voir imbattable ) sur les classiques qui sont capables de suivre les meilleurs en montagne après avoir lachés pas mal de force sur ces classiques. Cela veut qd meme dire qu'il a un très fort potentiel en montagne ! Il faudrait que l'année prochaine il axe sa prépa que sur le tour et dc qqes courses a etapes pour la compet mais qu'il laisse de coté les classiques en 2009, ensuite il fait le tour il voit comment sa se passe et il tire un bilan, soit il est bien meilleur en montagne et il peut un jour gagner le tour, ou alors il a les meme limites que cette années en montagne et les années d'après il fait comme avant, càd qu'il se forge un palmarès de dingue en classiques et il fait une " place " sur le tour !?? Vous en pensez quoi ??? Au passage dsl de te contredire clement mais je suis d'accord av fabrice cunego a une très bonne pointe de vitesse ! :) 
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H
Excellent article Clément ;-)Comme tu l'as dit, on ne refait pas l'histoire, mais il y a de quoi enrager...entre la compo complétement bidon et la défaillance du tourmalet (bravo à Voigt au passage, qui a épinglé dans ce col Samu, Cunego, Kreuziger et Valverde, décidemment quel talent cet allemand :P).
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F
Cunego a une très belle pointe de vitesse, qui lui a permis de remporter 2 Tours de Lombardie, des étapes du Giro et une Amstel Gold Race cette année. Il  Et on pourrait aussi demander à Valverde ce qu'il en pense (Klasica Primavera 2008 !). Quand à Kirchen, il est le deuxième meilleur rouleur du Tour 2008. En très grande condition, il peut suivre en montagne ou s'échapper. Mais (pour moi) ses capacités en montagne n'ont rien à voir avec celles de Valverde.
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C
<br /> Ah, cette Klassica Primavera...Un contre-exemple ! Valverde a fait une erreur toute bête dans son sprint et il l'a payé, mais pour moi un Valverde vs Cunego en sprint il n'y a pas photo ! Alejandro<br /> avait, je me souviens, battu une fois Freire au sprint, en début de saison il y a 2/3 ans, ce qui n'aurait pas été possible pour Cunego !<br /> <br /> <br />
F
Il y a une chose à bien noter concernant Valverde. Il appartient à une espèce très rare : les grimpeurs-sprinteurs (autre ex: Cunego). On connaît depuis longtemps les routiers-sprinteurs (ex: Boonen). Il existe aussi des rouleurs-spinteurs (ex: Kirchen). La particularité athlétique de Valverde est une puissance musculaire phénoménale compte tenu de ses jambes plutôt fines. Ce n'est pas un vrai grimpeur (sinon il ne sprinterait pas aussi bien). Dans les cols, il emmène des braquets démesurés (revoir la montée de l'Alpe d'Huez !). Cela demande une grande condition physique pour enchaîner les cols et peut poser des problèmes pour franchir avec les meilleurs les plus hauts sommets (voir cette année le haut du Tourmalet puis le haut de la Bonnette). Par contre, les cols bien roulants (Alpes !) sont un terrain de jeu intéressant. Je pense que Valverde peut gagner un tour de France, mais il devra saisir l'opportunité qui se présentera forcément un jour dans sa carrière. Après tout, si on regarde les palmarès, Alejandro est un bien meilleur rouleur que Sastre qui a su contenir Evans avec le maillot jaune sur le dos.
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C
<br /> C'est vrai Fabrice, même si la raison pour laquelle Alejandro n'a pas passé la Bonette avec les meilleurs est simplement dû à son attaque - à une altitude pareil, si tu n'est pas à 200%, ça ne<br /> pardonne pas.<br /> A noter également que pour moi Kirchen est dans la même "catégorie" que Valverde, catégorie qui est celle des "puncheurs/grimpeurs". Et quant tu classes Cunego comme un sprinter/grimper, cela<br /> m'étonne de ta part : Cunego, sprinter, lui ?<br /> <br /> <br />