Blog sur le coureur cycliste espagnol Alejandro Valverde !

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AUTRE INTERVIEW D'ALEJANDRO

- Comment se porte-t-on quand on est le sportif le plus payé dans l'histoire de Murcie ?

- Ah !..., en fait je ne le savait pas. Mais je suis content de l'apprendre.

- Tu es aussi un des meilleurs coureurs du peloton. Comment ca s'est-il fait ?

- Ce n'est pas arrivé du jour au lendemain. C'est un travail qui demande beaucoup de sacrifice.

- Être le meilleur, ca t'as changé ?

- Non. J'espère que non. Je veux être encore une personne simple, ami avec mes amis et aimer ce que je fait. Et faire tout ça avec plaisir.

Il est arrivé au rendez-vous à bord d'une de ses Porsches, une 911 avec lesquels il s'amuse quand il n'est pas sur son vélo. Il arrive de Paris où s'est tenu la présentation de l'équipe Caisse d'Epargne, et où il a signé son nouveau contrat.

- C'est ce que je souhaitais. Je l'ai bien dit à Sánchez Sabater (son agent). Mais il a défendu mes intérêts d'une manière dont je n'ai pas l'habitude.

- Avec tout cet argent, as-tu beaucoup changé ?

- Je suis le même, pareil qu'avant, mais avec davantage de compromis. J'ai maintenant des obligations qui, souvent, m'empêchent d'aller là où j'allais avant ou d'être avec des gens que je voyais souvent avant.

Jeudi il a fait 150 kilomètres. Il a monté la Cresta del Gallola (Crête du Coq). Il est ensuite allé à l'inauguration d'un magasin de cycles d'un de ses amis d'enfance.

Ils parlent de vélo et de sa rencontre avec ce sport. Le journaliste veux savoir pourquoi il est monté sur une bicyclette.

- Ca ne s'est pas produit par hasard. C'était le sport de ma famille. Mon père et mon frère couraient. Un jour j'ai essayé. J'ai commencé par prendre ça comme un loisir. J'ai commencé, j'ai aimé, j'ai accroché et j'ai vu que je pouvais faire de belles choses. Je n'ai jamais pensé qu'il puisse arriver jusqu'à là, mais je pensais que je pouvais allez chez les professionnels.

- C'est un sport très dur.

- Oui, surtout chez les pros.

Il vient de s'entrainer cinq heures, comme si de rien n'était. Il fait des parcours différents dans la campagne.

- Qu'est-ce que tu fais quand tu ne te sens pas bien sur une course ?

- Il y a des fois où j'ai de la fièvre, des mals de tête, d'estomac, mais moi et mes coéquipiers nous faisons en sorte que les rivaux ne s'en rendent pas compte parce qu'ils en profiteraient.

- Parles nous du cyclisme.

- C'est un sport d'équipe.

- Avant d'être leader, tu a travaillé pour d'autres leader.

- Oui, pour Oscar Sévilla, Aitor González, et pour beaucoup de monde. Et je continue maintenant à le faire dans d'autres courses qui ne sont pas mes objectifs.

- Et comment travaille-t-on pour un autre ?

- C'est un travail. Chacun sait quel est son rôle et qui est leader ou coéquipier.

- Comment s'est déroulé ta première grande victoire ?

- C'était à cause de la mauvaise chance d'un coéquipier, dans le Tour d'Espagne 2003. Oscar Sévilla a chuté et j'étais bien. J'ai pensé que je pouvais faire quelque chose et j'ai terminé 3e. C'est là que j'ai commencé à me faire connaitre.

- Parfois, ta mauvaise chance peut être bénéfique pour un de tes coéquipiers.

- Oui. Comme dans le dernier Tour, ma mauvaise chance a été la chance de Pereiro. Mais, évidemment, il s'était très bien entrainer pour ça en cas d'une chute.

- La tête compte-il beaucoup en cyclisme ?

- Oui. Je pense que dans le cyclisme et dans d'autres sports la tête est 70% de la réussite.

- C'est pourquoi vous surveillez tant vos adversaires dans les grandes montées.

- Oui. Pour voir comment sont les autres.

Il aime être chez lui. Tous les samedis il mange avec son frère apprend-il au journaliste.

- Es-tu le chef de la famille ?

- A la maison tous les fils sont égaux pour mon père.

Il parle de cyclisme avec sa famille.

"Mon père et mon frère en connaissent un rayon. Et ma femme, qui est la personne avec qui je suis le plus souvent, connait beaucoup de choses aussi en cyclisme.

Alejandro dit ne parler pas que de vélo.

"C'est pas bon de parler seulement de cyclisme".

La semaine précédente, il négociait pour un nouveau contrat à la Caisse d'Epargne

- Et que faisais-tu entretemps ?

- Être avec la famille. Mon agent s'occupait du reste. Nous étions en contact et il se chargeait de tout. L'argent était important, mais il fallait aussi prendre en compte les aspects sportifs.

Je ne voulait pas partir. Je ne voulais pas changer mes d'habitudes. Et je suis heureux à la Caisse d'Epargne.

-Tu as un déjà un très beau palmarès, mais est-tu un futur vainqueur du Tour ?

- Au moins un candidat.

Il s'en va inaugurer le magasin de son ami. Il parle avec simplement et prétend être celui qu'il a toujours été. Avec toujours ses belles voitures.
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