Blog sur le coureur cycliste espagnol Alejandro Valverde !
Ci-dessous, un interview officiel de Valverde, à quelques petites heures du départ de la Vuelta !
Nous sommes à la veille du départ du Tour d’Espagne. Après avoir montré ton bon état de forme au début du mois d’août en remportant le Tour de Burgos, comment te sens-tu à présent?
“Je me sens vraiment très bien, autant physiquement que psychologiquement. Je suis très motivé et j’ai hâte que la course commence même si je sais que dans une course de trois semaines d’autres facteurs entrent en ligne de compte. J’espère que la chance et la santé m’accompagneront et que mon tour sera enfin arrivé de remporter cette course.
Tu es présenté comme le principal favori à la victoire finale. Est-ce pour toi plutôt une source de motivation ou de stress?
“C’est vrai que presque toute la presse me présente comme le grandissime favori de ce Tour d’Espagne. La pression est très forte sur mes épaules mais en fait ni plus ni moins que dans n’importe quelle course au départ de laquelle je m’aligne. Je suis habitué à ce genre de situation qui ne fait que renforcer ma motivation. Je suis un gagneur et là où je vais, je donne toujours le meilleur de moi-même. Je sais qu’une grande opportunité se présente ici à moi et que j’ai tous les atouts en mains pour être tout près de la victoire. Alors, pourquoi ne pas gagner ? “
Que penses-tu du parcours proposé par les organisateurs ?
“La Vuelta 2009 s’annonce comme très difficile. Les étapes de montagne sont nombreuses et très dures, non seulement à cause de la quantité d’arrivées au sommet, mais également pour le dénivelé de chaque étape avant même de se présenter au pied de l’ascension finale. De ce fait on ne peut citer aucune étape comme étant l’étape reine car il y en a plusieurs. Il faudra aussi prendre en compte la chaleur que nous risquons de trouver dans le sud de l’Espagne. L’étape qui arriver au sommet de Velefique par exemple peut se révéler infernale. Cette Vuelta sera plus que probablement une course par élimination.”
Il n’y a aucune longue étape disputée contre le chrono. Considères-tu cela comme un avantage ?
“C’est sûr que moins de kilomètres il y a contre-la-montre, mieux c’est pour moi. Il n’y a en tout que 62,5 kilomètres, prologue inclus. Ce n’est pas beaucoup et il faut en plus tenir compte du fait que le chrono de Tolède ne sera pas disputé sur un circuit tout plat. C’est au contraire un parcours de ceux qui me plaisent et le fait d’être situé l’avant-dernier jour de course sera un avantage pour celui qui sera le plus frais. »
Que penses-tu de tes rivaux?
“Je crois que dans cette Vuelta, ce n’est pas seulement la difficulté des étapes, mais aussi la qualité des coureurs qui vont se la disputer qu’il convient de mettre en évidence. Mes rivaux arrivent en excellente forme et avec la ferme intention de remporter la victoire finale. Je parle de coureurs comme Cadel Evans, Iván Basso, Robert Gesink, Samuel Sánchez, Ezequiel Mosquera et aussi Vinokourov même si le fait d’être resté deux ans sans courir risque de lui poser problème. ”
Que penses-tu de l’idée de faire partie le Tour d’Espagne du circuit d’Assen dans le nord des Pays-Bas?
“Partir des Pays-Bas est quelque chose de très spécial et un peu étrange. Il y a des moments où il est difficile d’imaginer que nous sommes vraiment au Tour d’Espagne, mais nous avons vu que les gens sont vraiment enthousiastes et qu’ils nous traitent très bien de sortent que nous sommes très contents d’être ici. Malgré le fait d’être loin de notre pays, la Vuelta va réellement commencer demain et il faudra être particulièrement attentifs car ces premières étapes vont être plutôt compliquées à cause du nombre impressionnant de ronds-points et de changements de direction qu’il y a sur les routes, sans oublier deux tronçons de pavés qui pourraient se révéler particulièrement dangereux. ”