Blog sur le coureur cycliste espagnol Alejandro Valverde !

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RETOUR SUR LA 1ere PARTIE DE SAISON 2009 DE VALVERDE

Le Tour de Madrid, qui s'élancera ce vendredi avec Alejandro Valverde, marquera le début de la seconde partie de saison 2009 du murcian. La première partie s'est déroulé de début février à fin juin. Retour sur cinq mois où la déception en avril a fait place à l'admiration, en mai et en juin :

L'objectif initial de cette première moitié de saison était de monter petit à petit en puissance afin d'arriver en Juillet pour le Tour de France à 100%. Cependant, comme chacun le sait, Valverde a dû revoir cet objectif lorsqu'il a pris conscience de ses faibles chances de participer à la Grande Boucle, à cause la suspension en Italie que lui a infligé le CONI. Cette prise de conscience a dû se produire en mai, ce qui explique la rage et la détermination avec laquelle il a remporté coup sur coup le Tour de Catalogne puis le Dauphiné Libéré.

 Mais commençons du début. Valverde reprend la compétition au Challenge de Majorque, du 8 au 12 février, afin de se remettre dans le bain de la compétition. Il passe là-bas inaperçu ; l'espagnol ne fait d'ailleurs sa véritable rentrée qu'au Tour Caisse D'espargne rider Alejandro Valverde raises his arms to win the third stage of the Vuelta de Castilla y Leon cycling race between Sahagun and Estacion Invernal de San Isidro, in Leon March 25, 2009.du Haut Var, disputé cette année sur deux jours les 21 et 22 février, et où l'ombre d'une suspension est, déjà, très présente. Cette ombre le suivra ensuite tout le reste de cette première partie de saison...
L'épée de Damoclès toujours au-dessus de sa tête, Valverde, après une anecdotique 21e place à la Clasica Almeria début mars, dispute sa première (vrai) course par étape de la saison fin mars : le Tour de Castille et Leon. Préférée au couple Cholet Pays de Loire / Critérium International du fait de la présence d'un assez long contre-la-montre (28 km) dans l'épreuve espagnole - le seul chrono qu'Alejandro peut courir avant celui du Dauphiné Libéré -, la course réussi bien au coureur de la Caisse d'Epargne, malgré une décevante 22e place au chrono et 9e place au classement final : Valverde remporte deux étapes, au sprint, l'une en côte comme il affectionne, et l'une sur le plat, alors qu'il essayait de faire gagner son coéquipier Rojas. Ces deux succès coup sur coup lui font du bien, dans le contexte tendu dans lequel il se trouve.

On se met alors à rêver de possibles bonnes performances sur les classiques ardennaises, qui arrivent à grand pas. A rêver, plus qu'à espérer ? Oui, car rappelons qu'à ce moment-là, il est toujours question d'arriver au top en Juillet et de s'économiser avant. Afin de pouvoir jouer les premiers rôles lors des ardennaises, Alejandro dispute comme chaque année les traditionnelles courses de
préparation. Le GP Miguel Indurain (où il coince dans les derniers mètres, lors des pourcentages à 20%), et la Klasika Primavera (où il montre des signes de faiblesse lorsque ses adversaires accélèrent dans les côtes) sont révélateurs de son manque de fond, mais Alejandro est tout de même assez fort sur cette dernière course pour pouvoir suivre ses rivaux, et même pour les battre au sprint, sous une pluie qu'il n'apprécie pourtant pas d'habitude !
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Cette victoire, la 3e de sa saison, le met en confiance avant l'Amstel Gold Race, qu'il aborde comme prévu avec moins de jours de compétition dans les jambes que les années précédentes (13 jours, contre 18 en 2008 et 23 en 2007). Mais ces 13 jours ne sont pas suffisants pour briller sur les classiques : à l'Amstel, sa condition moyenne le prive d'une belle place au sommet du Cauberg (21e) ; à la Flèche, même si Valverde est déjà mieux, elle l'empêche d'inquiéter véritablement les favoris au mur de Huy (7e) ; et même conséquence à Liège, couplé à une stratégie attentiste et quelque peu égoïste envers son coéquipier Rodriguez (meilleur que lui ce jour-là) peu digne d'un champion comme lui (résultat : 19e, son plus mauvais résultat sur la Doyenne depuis sa première participation il y a quatre ans). En bref, déception sur ces classiques, même s'il n'y a pas lieu de jeter la pierre à Alejandro. On s'est sans doute un peu trop emballé après ses deux victoires au Tour de Castille et Leon et surtout à la Klasika Primavera, car finalement, il n'y a rien de surprenant - c'était prévu à la base, je vous le répète - qu'Alejandro soit trop "court" pour véritablement briller sur ces ardennaises. Et puis, et ce n'est pas négligeable, sous la menace d'une suspension, il est humain de penser d'abord à soi-même (voilà pour l'explication sur son comportement à Liège) et plus généralement d'être moins performant que d'habitude (je ne vous apprend rien en vous disant que le sport, c'est autant dans la tête que les jambes).

On tourne alors la page des classiques pour se concentrer sur la préparation au Tour de France.
Surprise après l'arrivée de Liège/Bastogne/Liège, on apprend la participation de Valverde au Tour de Romandie, qui débute deux jours plus tard, à la place du Tour de Catalogne prévu dans son programme. Alejandro se montre être un des favoris les plus en forme avec Kreuziger lors des premières étapes, mais est tout de même inférieur au tchèque lors de l'étape reine, décisive, qui consacre donc Kreuziger, après que ce dernier ait attaqué dans la dernière côte.

Passent ensuite deux semaines, où il est beaucoup question de l'affaire avec le CONI : Valverde est tour à tour suspendu deux ans sur le territoire italien puis danois. Heureusement, on apprend qu'Alejandro, comme prévu dans ce cas-là, ira voir le TAS dans le but de se faire acquitter. Le temps de recevoir la justification écrite du CONI, ce n'est chose faite que mi-juin...
Mais, avec le recul, on se rend compte que cette suspension en Italie, qui le prive théoriquement d'une participation au Tour de France puisque ce dernier fait un passage dans le pays lors de la 16e étape, a été un déclic pour Alejandro. C'est à partir de ce moment-là qu'il a pris conscience qu'il ne pourrait sans doute pas faire ce qui devait être son grand objectif de la saison - et forcément, ce retournement de situation a changé pas mal de choses...

http://img265.imageshack.us/img265/8606/2c90a89c215ec99e01215f0.jpgEt c'est là qu'on voit qu'Alejandro est un champion. Alors qu'un coureur "normal" aurait sans doute baissé les bras, serait tombé dans le fatalisme ou aurait été tout simplement démotivé, Valverde, lui, a justement puisé dans sa rage pour se motiver. Et on a vu le résultat : coup sur coup, il remporte le Tour de Catalogne en mai et le Dauphiné Libéré en juin, et avec la manière, s'il vous plait ! Offensif, courageux, généreux dans l'effort (pour reprendre une expression chère à Henry Sannier), Valverde a fait taire en deux mois tous ceux qui le voyaient fini depuis sa suspension en Italie. En fait, il n'en est rien, ou presque : même si, bien sûr, Alejandro aurait souhaité courir le Tour de France, pour lequel il se préparait depuis six mois (même si le fait d'avoir compris dès mai qu'il ne le disputerait peut-être pas l'a fait arrêter de s'économiser en compétition les deux derniers mois précédants Juillet), Valverde a sû rebondir et, après un Championnat d'Espagne où il a apparu sur la forme descendante, s'est donné un nouveau grand objectif : le Tour d'Espagne, en septembre.

Conclusion :

Cette longue première partie de saison peut donc paraitre gâchée par la non-participation d'Alejandro au Tour, mais le murcian repart tout de même avec 6 succès, dont de très belles victoires, qu'on n'oubliera pas dans son palmarès - je pense par exemple au Dauphiné Libéré, acquis principalement grâce à une fantastique attaque dans le Mont Ventoux. Hors de question en conséquence de dire que cette saison est ratée. Surtout que, et c'est surtout ça qu'il faut comprendre, la véritable saison de Valverde ne commence que maintenant ! Auparavant cette saison, Alejandro ne s'était en effet pas donné de véritable objectif, puisque le Tour était censé être son premier grand objectif de l'année. Mais se profilent maintenant trois belles courses qu'Alejandro tentera, soyez en sûr, de remporter : la Clasica San Sebastian début août, et surtout en septembre le Tour d'Espagne puis le Mondial ! De quoi transformer l'essai et faire de cette saison une saison (très) réussie...

--> Retrouvez les résultats et le programme de saison 2009 d'Alejandro Valverde

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B
Quel dommage que Valverde ne soit pas sur ce tour. Il n'ya pas à dire ce tracé était fait pour lui et franchement à part Contador je ne vois pas qui aurait été meilleur que lui sur ce tour. Evidemment qu'on ne peut pas se faire une réelle idée avec la seule étape d'Andorre mais j'ai vraiment trouvé tout le reste des favoris bien juste...
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F
moi je suis agreablement surpris par rojas il me fait penser a freire.Sinon le tour sans valverde ces plus qu'ennuyant  VENGA VALVERDE
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R
Tous les jours depuis le début de ce Tour "ennuyant" (pour pas dire plus), je me dis Heureusement qu'Alejandro n'est pas là.Quand je vois l'état de l'équipe Caisse d'Epargne, on se demande bien qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire avec des gars si en deça de leur niveau.Pereiro à la maison, Arroyo qui prend le grupetto  à la moindre côte de 3eme catégorie, Uran trop jeune et finit aussi à 20 minutes, Rui costa il va rentrer demain à la maison. Ya que Luisle, et encore, qui tient la route.Et avec la poisse qu'il a, il se serait surement gamellé avnt tout le monde. Impressionnant le nombre de chutes graves encore cette année.M'enfin, je dis ça... Un Tour sans Valverde, c'est d'un ennui... mortel.
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