Blog sur le coureur cycliste espagnol Alejandro Valverde !

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INTERVIEW DE VALVERDE : 1ere PARTIE

La voz del Delporte : Après avoir gagné le contre la montre de la Classica de Alcobendas, comment se déroule ton début de saison ?

Alejandro Valverde : Après les classiques je me suis reposé quatre jours et j'ai repris à Alcobendas. Je pensais faire après le Tour de Catalogne, mais le parcours est trop exigeant et j'ai décidé de ne pas le disputer. J'ai eu de très bonnes sensations dans ce début de saison.

A la Flèche- Wallonne et à Liège-Bastogne- Liège le triomphe t'est passé sous le nez avec tes 2 deuxièmes places.

Oui ; en plus à Liège il avait plus manières de gagner. Mais c'est clair qu'on ne peut toujours pas obtenir la victoire, même s'on est dans les plus forts. Le bilan est bon.

A l'Amstel Gold Race les favoris se sont neutralisés. Schumacher
a attaqué et tout le monde t'a surveillé pour
que tu prennes la responsabilité de l'attaque de l'allemand.

Oui, oui. Ils ont vu que j'étais là et personne n'a voulu travailler pour rattraper Schumacher.

Ce jour-là tu as discuté avec Bettini ; êtes-vous réellement amis ?

A l'Amstel, comme nous voyions que nous n'allions pas gagner, nous avons lever le pied et nous nous sommes préparer au sprint pour la 2e place. Je m'entend bien avec Paolo, comme avec la majorité du peloton. Mais c'est vrai qu'en course il ne collabore pas souvent avec moi, car je suis pour lui un adversaire dangereux.

Le peloton te respec
te-t-il ?
Oui, je suis assez respecté. Et c'est important.

Quel est ton programme avant le Tour de France ?
J'ai finalement choisi de ne pas disputer le Tour de Catalogne, il ne reste donc à courrir que le Dauphiné Libéré qui se déroulera en juin.

Tu iras aussi reconnaitre avant le Tour quelques étapes de montagnes qu'il y aura à la Grande Boucle.


Oui. En juin j'irai en France pour reconnaitre certaines étapes des Pyrénées, parce que celles des Alpes je les courrai au Dauphiné. En outre, les Pyrénées sont assez compliquées et ne faut pas les négligés.

Il y a cette année trois étapes dans les Pyrénées, une qui finit au Plateau de Beille, une autre au Val Louron et une dernière dans l'Aubisque, les reconnaitras-tu toutes ?

Je ne le sais pas. En principe, oui, mais cela dépendra de ce que dit Eusebio Unzue. En juin nous irons en France et verrons comment est le parcours des Pyrénées. Je ne les ai jamais montés, donc ça sera tout nouveau pour moi.

Ce Tour, a priori, paraît moins de dur que celui de l'année passée.

Je ne crois pas. Cela ne dépend pas de la dureté des étapes mais de la vitesse à laquelle le peloton les fait, et au Tour la vitesse est toujours très élevée.

Tu as disputé 2 Tours, tu les as abandonné tous les 2 et tes dirigeants veulent que tu gagne dès cette année. Qu'en penses-tu ?

Je veux arriver à Paris, ce que je n'ai jamais encore fait. Je m'aimerais être sur le podium et je crois que j'ai les moyens d'y arriver. Je ne gagnerais peut-être pas cette fois, ni la suivante, mais tout le monde pourra être sûr que je ferais tout pour gagner.

Image hébergée par servimg.comComment sera ton coéquipier Pereiro au Tour, qui en principe défendra le maillot jaune obtenu l'an passé ?
Jusqu'à présent j'ai
peu parlé avec lui, parce que nous ne participions pas aux mêmes courses. Son programme de saison n'est pas le même que le mien.

De toutes manières, la Caisse d’Epargne a l'air d'avoir plus confiance en vous pour le Tour, grâce à votre bon début de saison et grâce aussi au fait que Peireiro n'a rien prouvé depuis juillet dernier.

Peireiro disputera aussi la Tour, peut-être avec moins de pression. J'ai préparé à fond les classiques et je n'en ai gagné aucune, mais au Tour nous serons tous les 2 là.

Vas-tu disputer le Tour d'Espagne ?

Il n'entre pas dans mes plans. Je ferai le Tour et je verrai ensuite.

Unipublic voudrait que vous reveniez à votre Grand Tour national, le Tour d'Espagne.

Je n'ai pas encore dit un non définitif et tout peut changer, comme l'année passée où j'ai abandonné le Tour.

C'est normal qu'Unipublic veuille que vous soyez à la Vuelta, puisque votre participation leur assure plus de la moitié de leur recette publicitaire !

(Rires) Bon, je ne viendrais pas à la Vuelta pour cela [s'il dispute la dispute]. C'est vrai que les organisateurs du Tour d'Espagne m'ont toujours bien traité ; j'aime d'ailleurs courrir la Vuelta.

Vous êtes la principale figure médiatique du cyclisme espagnol. Vous êtes la référence à chaque fois qu'on parle de ce sport.

C'est bien, mais de toutes manières je ne ressent aucune pression. Je m'entraine pareil qu'avant, je rencontre les mêmes personnes qu'avant et j'ai conservé mes amis de toujours.

Quand Boonen a gagné le Mondial de Madrid il a dû changer de lieu de résidence parce qu'il disait que tous les jours il y avait 30 personnes qui l'attendais devant la porte de sa maison pour s'entrainer avec lui !


(Rires) Jusqu'à présent je n'ai eu aucun problème comme ceux-là. Je m'entraine toujours avec le même groupe.

De toutes manières, en Belgique on vit le cyclisme d'une autre manière.

Oui, c'est vrai. J'ai couru en Belgique et le cyclisme est pour eux comme une religion. Pour un belge, remporter Liège/Bastogne/Liège est le meilleur moment de sa carrière.

A suivre (dans le prochain article)...

Interview : La voz del Deporte ; Traduction : Cyclisman

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M
Salut Clément !J'adore la photo de Valverde entrain de lire le journal, est-ce que tu pourrais me dire ou tu l'a trouvé ?A++ Marie
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