Carrière

Alejandro Valverde, surnommé El Imbatido pour ses multiples victoires chez les jeunes, est passé pro en 2002 à la Kelme. En 2005, l'Espagnol rejoint l'équipe Iles-Baléares (devenu Caisse d'Epargne puis désormais Movistar), où il se révèle au plus grand nombre. Désormais un des tout meilleurs coureurs mondiaux, au palmarès chaque année plus riche, Alejandro conserve deux rêves en tête : le Tour et le Mondial.

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Saison 2002

Archives

Palmarès

Victoires chez les pros : 72 (au 19/07/2012)
dont le Tour d'Espagne, 2 Liège/Bastogne/Liège, 4 étapes du Tour de France, 2 Dauphiné Libéré, la Flèche Wallonne, le Tour de Romandie, etc.

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Bonus

Couvertures :

                


Vidéos :

J'ai regroupé des vidéos de victoires de Valverde et de montages réalisés par des fans.

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Anciennes tenues d'Alejandro vendues :
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Le best-of :

Revivez les meilleurs moments de la carrière de la Balaverde !

10e : 5e étape du Tour de Romandie 2010
9e : Médaille d'argent au Mondial 2003
8e : Mont Ventoux au Dauphiné 2009
7e : La Pandera - Vuelta 2003
6e : El Morredero - Vuelta 2006
5e : Plumelec - Tour 2008
4e : Doublé Flèche - Liège 2006
3e : Tour d'Espagne 2009
2e : Liège-Bastogne-Liège 2008
1er : Courchevel, Tour 2005

Portraits de fans :

Semaine 1 : Clément
Semaine 2 : el abuelo
Semaine 3 : Kamil
Semaine 4 : Supermamy
Semaine 5 : Fabrice
Semaine 6 : Sophie
Semaine 7 : Yvan Fuente
Semaine 8 : Pascal
Semaine 9 : Clément
Semaine 10 : Chris
Semaine 11 : Romain

Le blog a changé d'adresse depuis 2012. Retrouvez toute l'actu d'Alejandro Valverde sur cette adresse : http://vengavalverde.overblog.com/

28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:30

Dans le numéro d'août de la revue espagnole Ciclismo A Fondo, on trouve un reportage autour d'Alejandro, qui a été suivi toute une journée par la journaliste Ainara Hernando lorsqu'il était dans sa maison de vacances à la plage. Voici la 1ere partie de la traduction de l'interview (qui date donc d'il y a un mois, mais que je trouve particulièrement réussie et qui en fait reste d'actualité), avec d'abord l'introduction :

"Il s'entraîne comme s'il allait partir le lendemain à l'aube pour un Tour de France dont il serait le favori. Il est plus en forme qu'une bonne partie des cyclistes du peloton. A l'entraînement, il sort de la roue [= lache] les professionnels murcians qui sont à la fois ses amis et ses confidents. Alejandro Valverde intimide rien que le voyant, avec son corps musclé jusqu'à l'extrême. Il est préparé pour courir. Il fait peur, pas seulement pour sa grinta intacte et son goût de la compétition, mais parce qu'à son retour il ne sera pas juste une version améliorée de la Balaverde, mais le meilleur Valverde qui soit. Libéré mais surtout heureux, souriant désormais naturellement et sereinement, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps. Qu'ils se préparent. "Je reviendrai comme avant ou même meilleur. Avec rage".

Comment se passe cette "impasse" dans ta vie professionnelle ?
- Différemment. Avant c'était toujours "d'ici à là-bas" avec la compétition, le quotidien normal d'un cycliste pro. Maintenant j'ai plus de temps pour profiter de ma famille et pour faire des choses que je ne pouvais pas faire avant.

Comment l'as-tu pris ?
- Assez bien. Le plus dur, ce furent les premiers jours, le premier mois. Je voyais les autres courir, faire ce que j'aime, et moi je ne pouvais pas. Cette adaptation ne fut pas facile au début mais ensuite ça allait mieux, elle ne m'a plus trop pesée.

Tu pensais que ça allait être pire ?
- Oui. Courir est ce que j'aimerais faire, ce n'est rien de plus que mon travail, mais en même temps, comme je continue de m'entraîner de la même façon, je me sens actif. Je reste dans l'ambiance qui me plaît, ainsi ça ne passe pas trop lentement.

As-tu eu des coups de blues, où tu voulais tout laisser tomber ?
- J'ai eu des moments de moins bien, mais en compétition aussi vous en avez. Il y a des jours http://desmond.imageshack.us/Himg706/scaled.php?server=706&filename=scan129.jpg&res=mediumoù c'est plus dur, c'est normal. Pas seulement parce que je ne courre pas, mais aussi à cause de la fatigue de tout donner à l'entraînement. Le lendemain d'un jour comme cela, il est plus difficile de remonter sur le vélo.

D'où tires-tu cette motivation ?
- C'est ce que j'aime. C'est comme un fan de vélo qui irait s'entraîner mais qui ne fait pas de compétition. [D'ailleurs] je fais des simulations de compétition et cela se passe bien.

Quand tu roules avec LL Sanchez, Rojas ou Perez et qu'ils reviennent de course et racontent leurs péripéties, ça te donne envie ?
- Il y a des jours où je regarde le Tour ou n'importe quelle autre course, et comme je me sens en bonne forme je me dis "là j'aurais pu jouer la gagne". Dans ce moments-là, je me sens privé de la possibilité de profiter et d'obtenir des victoires. Dans ce sens, oui c'est dur. Je vois que je suis au même niveau que mes compagnons d'entrainement et qu'en course ils sont à l'avant. Mais il me reste beaucoup d'années de cyclisme. Ce que je ne peux montrer maintenant, je le montrerai à mon retour.

Ce fait que tu sois au même niveau qu'avant, on peut le remettre en doute ? Il y en a qui disent qu'ils se laissent lâcher.
- (Rires) Parfois oui. Ils reviennent des courses et ils sont fatigués et moi, quand je vais avec eux des fois ça les perturbe. Ils me disent que sans courir je les fais souffrir.

Décris-nous une journée d'Alejandro Valverde.
- Je me lève à 7h30 ou 8h. Si on se trouve dans la maison de vacances à la plage, je me lève même avant parce que je pars tôt pour rejoindre un point de rendez-vous d'entraînement qui est à 20km (et donc autant à faire pour le retour). Avec mes compagnons d'entraînement, on s'entraîne de 8h30 à 13h, puis je fais un tour à la plage si j'ai un peu de temps, et le soir repos avec la famille.

Tous les jours tu t'entraines pendant 6h30 ?
- Non, il y a des jours de 3h, d'autres de 5h, de 4h et d'autres sans vélo. J'essaye de simuler ce que je faisais avant ; il faut varier parce que la récupération est aussi important que l'entraînement.

Tu t'es senti libéré quand est arrivée la sanction ?
- Oui parce qu'avant je ne pouvais pas vivre sereinement. Je me levais le matin et lisais ce qu'il se disait dans la presse. Voilà comment je m'informais sur mon cas. Je n'avais des nouvelles de nulle part ailleurs. Je m'entrainais http://desmond.imageshack.us/Himg171/scaled.php?server=171&filename=scan128.jpg&res=mediumpour préparer un objectif sans savoir si j'allais pouvoir le courir. Tu dois être concentré pour bien préparer les choses, sans souffrir des problèmes extérieurs.

Cela te faisait-il changer de caractère ?
- Oui clairement. Ce n'était pas facile, l'ambiance n'était pas bonne. Ils essayaient de sortir des choses sur moi quand il n'y avait rien. C'était prévisible que tôt ou tard ce qui s'est passé allait se produire [la sanction].

Maintenant que ta suspension approche de sa fin, quelle sensation gardes-tu ?
- Un peu d'injustice et que j'étais la victime qu'il fallait sacrifier. Mais pour continuer comme j'étais avant, je préfère ça pour repartir de zéro.

Aurait-il été mieux que la sanction tombe avant ?
- Je ne sais pas. Pendant que je courrais je profitais. C'était dur mais j'ai obtenu des victoires.

Comment était-ce, de courir avec cette incertitude ?
- Ce n'était pas simple, même si je faisais ce qu'il me plaisait. Et j'ai eu la chance de compter sur le soutien du peloton. Il y a toujours des gens qui ne te soutiennent pas, mais la majorité le faisait. Je me rendais sur les courses et je me sentais bien, y compris avec le public.

N'est-ce pas de l'hypocrisie ? La majorité te soutenait mais au moment de le dire publiquement, seul José Ivan Gutierrez t'a soutenu en envoyant une lettre aux médias pour dire qu'il était à tes côtés.
- Le soutien que j'ai reçu était plus au niveau personnel et je l'ai compris. Très souvent parler et être sympa avec un autre cycliste te fait préjudice. Je comprend que beaucoup n'aient pas oser le dire publiquement.

La comparaison de ton cas avec celui de Contador est inévitable...Qu'as-tu pensé de son acquittement en février [Note : il n'a pas été acquitté en réalité] ?
- J'étais content pour lui. Il a lutté pour prouver son innocence et il doit aller jusqu'au bout. Ce fut un jour de justice pour lui, mais d'injustice pour d'autres parce que ce qui a été fait n'était pas ce qu'il fallait faire. Pas seulement vis-à-vis de moi, mais aussi de Mosquera dont le cas aurait dû être résolu bien plus tôt.

A SUIVRE...(Partie 2 : son retour)

Published by Clément
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commentaires

supermamy 01/10/2011 20:07



Intéressante cette interview, Alejandro n'a jamais été aussi loin dans ses confessions sur son état d'esprit pendant sa suspension...


Hâte de voir le reste quand il parle de son retour!!



Clément 02/10/2011 12:07



La seconde partie est encore meilleure, je suis très content d'avoir pu mettre la main sur cette interview. Un grand merci à Vivie (qui habite à Barcelone) du forum Movistar pour l'avoir scanné !



Elena 29/09/2011 19:06



Belle interview! Alejandro est grand!


Clément, merci pour l'article.


VENGA VALVERDE!!!



fabrice 29/09/2011 13:14



intéressant...


plus qu'un mois et Valverde préparera la prochaine saison comme tous les autres coureurs.



Clément 01/10/2011 19:48



Et plus que 20 jours pour officialiser son contrat...Ca serait quand même idiot de jouer avec le feu en attendant l'ultime tout dernier moment, genre la veille. Imaginez le cauchemard : une
erreur d'un jour -> hop, une saison de plus sans pouvoir courir