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BIENVENUE SUR
Prochaine course :
Tour de Suisse (9 au 17 juin)
Après un an et demi sans compétition où il n'a cessé de s'entraîner pour revenir au meilleur niveau, Valverde a recommencé à gagner dès ses premières courses, au Tour Down Under, à la Ruta del
Sol et à Paris/Nice. Il n'était pas au mieux sur les ardennaises, à cause d'un problème de forme et du mauvais temps, mais il est désormais tourné vers son prochain grand objectif : le Tour.
--> Programme et résultats 2012
Alejandro Valverde, surnommé El Imbatido pour ses multiples victoires chez les jeunes, est passé pro en 2002 à la Kelme. En 2005, l'Espagnol rejoint l'équipe Iles-Baléares (devenu Caisse
d'Epargne puis désormais Movistar), où il se révèle au plus grand nombre. Désormais un des tout meilleurs coureurs mondiaux, au palmarès chaque année plus riche, Alejandro conserve deux rêves en
tête : le Tour et le Mondial.
--> Lire toute sa biographie
---> Saison 2010
---> Saison
2009
---> Saison 2008
---> Saison 2007
---> Saison 2006
---> Saison 2005
---> Saison 2004
---> Saison 2003
---> Saison 2002
Victoires chez les pros : 70
dont le Tour d'Espagne, 2 Liège/Bastogne/Liège, 2 étapes du Tour de France, 2 Dauphiné Libéré, la Flèche Wallonne, le Tour de Romandie, etc.
---> Voir tout son
palmarès
Alejandro roule sur le Pinarello Dogma 2 (image ci-dessous).
--> Plus d'infos sur ce vélo (en
anglais)
Couvertures :
Vidéos :
J'ai regroupé des vidéos de victoires de Valverde et de montages réalisés par des fans.
--> Rubrique Vidéos
Maillots et tenues :
--> Acheter la tenue Movistar

Anciennes tenues d'Alejandro vendues :
--> Caisse
d'Epargne 2010
--> Tour d'Espagne 2009 (maillot de oro)
--> Kelme 2002 à 2004
Le best-of :

Semaine 1 : Clément
Semaine 2 : el abuelo
Semaine 3 : Kamil
Semaine 4 : Supermamy
Semaine 5 : Fabrice
Semaine 6 : Sophie
Semaine 7 : Yvan Fuente
Semaine 8 : Pascal
Semaine 9 : Clément
Semaine 10 : Chris
Semaine 11 : Romain

Le principe : Alejandro a presque neufs saisons professionnelles derrière lui. Je vous propose de revivre les 10 meilleurs moments de sa première partie de carrière, choisis par
moi-même (de façon subjective, obligatoirement), dans l'ordre décroissant, pour préserver le suspens ...!
Aujourd'hui, le 4e meilleur moment : le doublé Flèche Wallonne - Liège Bastogne Liège 2006
L'anecdote est intéressante et révélatrice : Mkl, rédacteur du blog alejandrovalverde.over-blog.com de 2005 à 2007 et suiveur averti d'Alejandro depuis ses débuts, écrit sur
son blog juste avant la Flèche Wallonne 2006 que "Valverde sera au départ de cette course sans grandes prétentions car le final n'est pas fait pour lui". Une vision partagée par bon
nombre des supporters du Murcian et semble-t-il par l'intéressé lui-même (il a déclaré la veille avoir peu de chances de s'imposer)...qui se révéle finalement totalement erronée ! Pourtant, cette
opinion reposait sur des faits rationnels : jusqu'ici, Valverde ne s'était pas montré particulièrement à l'aise dans les côtes courtes présentant des pourcentages très élevés, et avait plus
brillé pour ses talents de grimpeur que de puncheur. En 2005, il n'avait terminé que 40e de la Flèche Wallonne. Au début du mois d'avril 2006, soit moins de trois semaines avant sa Flèche
victorieuse, Alejandro n'avait pu faire mieux que 16e au GP Miguel Indurain, dont le dernier kilomètre avec ses passages à 14% s'apparente au mur de Huy. Et au Tour du Pays Basque, qui précèdait
les trois classiques du triplé ardennais, si l'Espagnol avait certes terminé deuxième du classement final, il n'était pas rentré dans le top 10 de l'étape destinée aux puncheurs, dont les 200
derniers mètres étaient à 15%. Cet apparent manque de punch s'était ensuite confirmé lors de l'Amstel, qu'Alejandro avait fini à la 23e place.
Arrive alors le jour de la Flèche. On ouvre l'Equipe, et on apprend qu'Alejandro a en réalité connu une fringale le dimanche à l'Amstel. Sa performance décevante serait-elle alors due, non pas à
un manque de punch, mais à ce soucis d'alimentation ? Et si finalement Alejandro avait ses chances sur les deux ardennaises restantes ? Et s'il avait tout simplement prévu son pic de forme pour
ces deux courses, ce qui expliquerait alors pourquoi il n'était pas ces dernières semaines au niveau des meilleurs puncheurs ?
Tout est à reconsidérer, et des souvenirs se rappellent
soudain à notre mémoire : ses deux succès à la Klasika Primavera, au début de sa carrière, qui n'auraient pas pu être acquis sans une certaine explosivité ; sa 2e place au GP Miguel Indurain en
2005 (et juste après ses deux victoires d'étapes au Tour du Pays Basque), où cette année-là il était, on s'en souvient maintenant qu'on y repense, arrivé en forme trop tôt ce qui avait expliqué
ses perfs mitigées sur les ardennaises ; sa médaille d'argent au Mondial 2003, assez vallonné ; etc. Et la déclaration d'Alejandro avant la Flèche, avouant ses faibles chances de succès ? Du
bluff, voilà tout !
Quelques heures plus tard, les évènements nous donnent raison : Valverde s'impose magistralement au sommet du mur de Huy ! Le peloton ayant entamé le juge de paix final groupé, il a "suffit" à
l'Espagnol d'attendre qu'Astarloa, ayant démarré un peu tôt, se fatigue, puis de prendre la roue d'Etxebarria qui venait d'accélérer, de le déborder lorsque celui-ci a coincé et enfin de faire la
différence dans les 250 derniers mètres. Il devance, avec aisance a-t-on envie de dire, S.Sanchez (2e) et Kroon (3e), tous deux grimaçants.
--> Voir le dernier kilomètre en vidéo
C'est la première victoire de la Balaverde sur une classique, et c'est bien évidemment une grande joie. Mais le Murcian, ambitieux, préfère garder la tête froide et pense déjà à la course de
dimanche, Liège Bastogne Liège, où il pourrait réaliser le doublé et devenir du même coup le premier espagnol à remporter la Doyenne...Le souci, outre la récupération, c'est la distance, plus
importante que pour la Flèche, et qui l'a affaibli dimanche dernier à l'Amstel ; comment tenir les 262 km de Liège, et pouvoir encore accélérer dans le final, surtout face à un coureur résistant
et rapide comme Bettini qui pourrait se montrer redoutable au sprint ? Le Murcian a une idée : manger plus, avant et surtout pendant la course. A l'arrivée, il racontera que cette stratégie, qui
l'a conduit à se ravitailler pratiquement tous les dix kilomètres, lui a permis d'entamer le final avec beaucoup d'énergie, ce qui lui avait cruellement manqué lors de sa défaillance à
l'Amstel.
Alejandro tient donc bon durant la course, malgré la
distance, et agit finement. La pression ? Inexistante, puisqu'il a déjà gagné la Flèche
et a donc dors et déjà réussi sa campagne de classiques ! Alejandro, après avoir pris le départ "dans un état d'esprit très serein", choisi une stratégie passive et ne répond pas aux
différentes attaques de certains de ses rivauc, y compris dans le final. En fait, il prend le risque de ne pas gagner, et c'est ce qu'il va le mener à la réussite, car ainsi il économise ses
forces en vue d'une arrivée groupée sur laquelle il mise, même si rien n'est assuré jusque dans les derniers hectomètres.
La Caisse d'Epargne peut aussi compter, durant la course, sur un très bon coureur de classiques, un peu moins rapide au sprint que Valverde mais aussi bon puncheur : Rodriguez. Et Valverde en
profite : lorsque son coéquipier s'échappe, avec Boogerd, dans le final, et que le duo compte encore 40" d'avance sur le groupe des favoris à 15 km du but, Alejandro ne roule bien entendu pas, et
laisse travailler les autres coureurs du groupe dit des favoris, c'est à dire Perdiguero, Sinkewitz, Cunego, Basso, Di Luca, Kashechkin, Bettini, Horner et F.Schleck. Le travail pour
réaliser la jonction, qui se produit finalement à moins 5 km de la ligne, laisse forcément des plumes parmi certains noms cités ci-dessus. Mais plusieurs d'entre eux trouvent encore le courage
d'attaquer, et en particulier Bettini, Sinkewitz ou encore Perdiguero. A chaque fois, Alejandro applique sa stratégie d'économie, ce qui est plutôt bien joué car la quinzaine d'hommes arrive
finalement à la flamme rouge groupés : il faudra donc se disputer la victoire au sprint !
Alejandro entame la dernière ligne droite en deuxième position, juste derrière Sinkewitz, mais avec Bettini dans sa roue, à l'affut...attention, danger ! Alejandro décide de prendre les choses en
main et lance le sprint, sûr de lui. "Je savais qu’il fallait notamment me méfier de Bettini et Perdiguero, mais je me sentais le plus rapide du groupe", déclarera-t-il à l'arrivée.
Bettini, jusque là dans le roue de l'Espagnol, tente bien de le déborder sur la droite, mais il bute vite contre le vent et comprend qu'il va devoir se contenter de la deuxième place. Cunego,
dont le sprint n'est pas la qualité première, parvient à accrocher la troisième place, devant Sinkewitz ; Valverde s'impose donc bel et bien sur la Doyenne, et réalise de ce fait le doublé !! Un
exploit inimagineable une semaine plus tôt, où le désormais leader de l'UCI Pro Tour grimpait péniblement le Cauberg, pas au mieux. Comme quoi, rien n'est impossible, surtout pour El
Imbatido...
--> Voir le final en vidéo
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du doublé (commentaires en anglais)