Chargé des relations presse au sein de la Caisse d’Epargne, Francis Lafargue a bien voulu faire le point sur le début de saison de sa formation. Avec en point de mire le Tour de France.

Francis Lafargue, quel bilan faîtes-vous des Ardennaises qui se sont terminées dimanche avec la deuxième place d’Alejandro Valverde sur Liège-Bastogne-Liège ?
Dans l’ensemble, le bilan n’est pas mauvais. Mais nous sommes déçus de ne pas avoir gagné de course. Je pense notamment que Valverde aurait pu s’imposer sur l’une d’elles. Mais il faut un peu, (il se reprend) beaucoup de chance et cette année, nous n’en n’avons pas eue.
Pourtant, Valverde semblait en forme…
Oui mais il suffit de tourner la tête et, sur un contretemps, c’est fini. On l’a vu sur la Doyenne. On sait que la côte de la Redoute est trop loin de l’arrivée et même si tout le monde arrive ensemble, il est difficile de s’imposer, surtout pour un Valverde particulièrement surveillé.
On a pourtant le sentiment que sur Liège-Bastogne-Liège, il était le plus fort…
Je le crois aussi. Il n’a pas montré qu’il était déçu mais au fond de lui-même, je pense qu’il l’était vraiment.
A l’arrivée, il a déclaré être content que l’équipe ait montré que le doublé Flèche Wallonne – Liège-Bastogne-Liège de l’année dernière n’était pas dû au hasard. Est-ce également votre sentiment ?
C’est ce qu’il faut retenir. L’équipe a fait un bon travail. On l’a vu avec Joaquim Rodriguez qui a fait un bon boulot sur la Flèche. On a également vu David Lopez que peu de monde connaissait et qui devrait être un équipier apprécié dans les années à venir. Notre équipe était solide autour de Valverde pour les Ardennaises. Mais maintenant, il faut vite tourner la page en vue du Tour de France et du Dauphiné pour composer une équipe complète et compétitive pour jouer les premiers rôles.
Plusieurs coureurs ont semblé agacés par le fait que Valverde ne roule pas à certains moments de la course. Le comprenez-vous ?
C’est normal. C’est le vainqueur sortant, c’est donc le favori. C’est le statut de grand leader qui veut ça. Quand on veut gagner, on ne peut pas le cacher. Surtout quand on est le plus rapide. Les adversaires ont ainsi plutôt tendance à laisser partir quelqu’un d’autre, comme on l’a vu dans l’Amstel, parce qu’au sprint, ils savent que Valverde est plus rapide.
« Valverde a tout à apprendre »
Valverde est le seul favori du Tour à avoir participé aux trois Ardennaises. Est-ce une stratégie ?
Non, il faut être réaliste. Aujourd’hui, on ne peut plus faire une saison complète. Les saisons et le Pro Tour commencent plus tôt. On ne peut pas tout commander dans un bon menu. En fonction de ses possibilités, chaque coureur se fixe des objectifs. Dans une première partie, on visait les Ardennaises et Paris-Nice, puis dans une deuxième partie, ça sera le Tour de France et dans une moindre mesure le Tour d’Espagne.
Les deux dernières saisons, Valverde n’est pas arrivé jusqu’à Paris. Comment le sentez-vous dans sa préparation de l’édition 2007 ?
Il faudra compter avec la chance cette fois. Sachant, comme il aime à le rappeler, qu’il lui reste encore tout à apprendre puisqu’il n’a fait qu’une semaine de course sur la Grande Boucle. Il fera quand même partie des hommes forts. Il s’est amélioré dans les contre-la-montre et est à l’aise dans la montagne. Il n’y a pas de raison.
D’autant que la présence de Pereiro pourrait l’aider à se libérer…
C’est important d’avoir deux coureurs de haut niveau dans ce genre de course. Deux têtes d’affiche. Si un des coureurs est plus surveillé, l’autre peut en profiter. Mais il y a également le scénario de l’échappée fleuve qui, je vous rassure, ne va pas se passer cette année.

Francis Lafargue, quel bilan faîtes-vous des Ardennaises qui se sont terminées dimanche avec la deuxième place d’Alejandro Valverde sur Liège-Bastogne-Liège ?
Dans l’ensemble, le bilan n’est pas mauvais. Mais nous sommes déçus de ne pas avoir gagné de course. Je pense notamment que Valverde aurait pu s’imposer sur l’une d’elles. Mais il faut un peu, (il se reprend) beaucoup de chance et cette année, nous n’en n’avons pas eue.
Pourtant, Valverde semblait en forme…
Oui mais il suffit de tourner la tête et, sur un contretemps, c’est fini. On l’a vu sur la Doyenne. On sait que la côte de la Redoute est trop loin de l’arrivée et même si tout le monde arrive ensemble, il est difficile de s’imposer, surtout pour un Valverde particulièrement surveillé.
On a pourtant le sentiment que sur Liège-Bastogne-Liège, il était le plus fort…
Je le crois aussi. Il n’a pas montré qu’il était déçu mais au fond de lui-même, je pense qu’il l’était vraiment.
A l’arrivée, il a déclaré être content que l’équipe ait montré que le doublé Flèche Wallonne – Liège-Bastogne-Liège de l’année dernière n’était pas dû au hasard. Est-ce également votre sentiment ?
C’est ce qu’il faut retenir. L’équipe a fait un bon travail. On l’a vu avec Joaquim Rodriguez qui a fait un bon boulot sur la Flèche. On a également vu David Lopez que peu de monde connaissait et qui devrait être un équipier apprécié dans les années à venir. Notre équipe était solide autour de Valverde pour les Ardennaises. Mais maintenant, il faut vite tourner la page en vue du Tour de France et du Dauphiné pour composer une équipe complète et compétitive pour jouer les premiers rôles.
Plusieurs coureurs ont semblé agacés par le fait que Valverde ne roule pas à certains moments de la course. Le comprenez-vous ?
C’est normal. C’est le vainqueur sortant, c’est donc le favori. C’est le statut de grand leader qui veut ça. Quand on veut gagner, on ne peut pas le cacher. Surtout quand on est le plus rapide. Les adversaires ont ainsi plutôt tendance à laisser partir quelqu’un d’autre, comme on l’a vu dans l’Amstel, parce qu’au sprint, ils savent que Valverde est plus rapide.
« Valverde a tout à apprendre »
Valverde est le seul favori du Tour à avoir participé aux trois Ardennaises. Est-ce une stratégie ?

Non, il faut être réaliste. Aujourd’hui, on ne peut plus faire une saison complète. Les saisons et le Pro Tour commencent plus tôt. On ne peut pas tout commander dans un bon menu. En fonction de ses possibilités, chaque coureur se fixe des objectifs. Dans une première partie, on visait les Ardennaises et Paris-Nice, puis dans une deuxième partie, ça sera le Tour de France et dans une moindre mesure le Tour d’Espagne.
Les deux dernières saisons, Valverde n’est pas arrivé jusqu’à Paris. Comment le sentez-vous dans sa préparation de l’édition 2007 ?
Il faudra compter avec la chance cette fois. Sachant, comme il aime à le rappeler, qu’il lui reste encore tout à apprendre puisqu’il n’a fait qu’une semaine de course sur la Grande Boucle. Il fera quand même partie des hommes forts. Il s’est amélioré dans les contre-la-montre et est à l’aise dans la montagne. Il n’y a pas de raison.
D’autant que la présence de Pereiro pourrait l’aider à se libérer…
C’est important d’avoir deux coureurs de haut niveau dans ce genre de course. Deux têtes d’affiche. Si un des coureurs est plus surveillé, l’autre peut en profiter. Mais il y a également le scénario de l’échappée fleuve qui, je vous rassure, ne va pas se passer cette année.
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