La victoire de Valverde à Liège n’est d’ailleurs peut-être que le commencement d’une série de grandes victoires cette saison ; le murcian jouera en effet son va-tout au Tour de France, aux JO, à
la Vuelta et au Mondial. Quatre raisons de penser que cette saison verra le retour d’El Imbatido, qu’on avait un peu perdu l’an dernier…et pourquoi pas sera la saison la plus réussie de la
carrière d’Alejandro jusqu’à ce jour, en détrônant la saison 2006, saison très réussie également.
Mais nous n’en sommes pas encore là, et avant de nous tourner vers la suite de la saison, portons un regard sur les classiques ardennaises, réussies dans l’ensemble par Valverde :
Sa 3e place à l’Amstel prouvait qu’il était bien dans le coup, même s’il manquait du petit plus qu’avait alors Cunego. Sa décevante 21e place à la Flèche est à oublier et à mettre sur le compte
du froid et de la pluie, qu’il n’aime visiblement pas du tout – information à retenir. Quand à Liège, je développe ma grande satisfaction dans les lignes suivantes.
Avant de parler précisément du cas de Valverde, juste un mot sur les classiques ardennaises en général : elles ont vraiment été riches en suspens et en action, aucun coureur ou équipe ne
contrôlait vraiment la course et le grand gagnant, sans parler des trois beaux vainqueurs que l’on a eu, a donc été le spectateur – que le cyclisme continue comme cela ! Voilà, c’est dit,
maintenant, retour à Alejandro :
Au regard de sa préparation minimaliste (la Klasika Primavera et Paris/Camembert ne feront jamais le poids face au Tour du Pays/Basque, la course idéale pour se préparer aux ardennaises), voulue
bien entendu dans le but de ne pas gêner sa préparation au Tour de France, Valverde s’est en très bien sortit lors de ce triplé ardennais, face à des coureurs comme Cunego et F.Schleck qui n’ont
pas fait mieux qu’Alejandro (1 victoire pour l’italien et deux podiums pour l’ainé des frères Schleck). Je dirais même que l’espagnol fut le grand gagnant des trois classiques puisque sans s’être
vraiment préparé, il a réussit à remporter la Doyenne, souvent considérée comme la plus belle classique des trois. Valverde n’était pas le meilleur, il a simplement combiné avec adresse son
talent, son expérience et quand même sa forme assez bonne pour réaliser une course parfaite : Liège/Bastogne/Liège. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que j’ai nommé le titre de l’article après
Liège : « Du grand Valverde » : alors que l’on commençait à s’impatienter devant la faiblesse tactique d’Alejandro (certains plus que d’autres, d’ailleurs…) - c’était d’ailleurs légitime, après
une Klasika Primavera raté assez bêtement – Valverde réalise une course parfaite, habilement manœuvrée. Le duo des deux frères Schleck paraissait pourtant difficile à contrôler ; l’échappée
solitaire d’Andy Schleck dans le final parut un instant dangereuse, mais Valverde aidé de Rebellin ne paniquèrent pas et réussirent à s’entendre pour rattraper sans donner trop de force le cadet
des frères Schleck. Rebellin encore alla chercher F.Schleck lorsque celui jeta sa dernière cartouche, après que son frère est été rattrapé.
Valverde, sachant qu’il n’était pas le plus fort, s’est en fait servit de Rebellin, ce dernier étant piégé entre une victoire d’un des Schleck et une arrivée au sprint remporté par Valverde. Une
fois le trio Rebellin – F.Schleck – Valverde réunit, Alejandro n’avait plus qu’à contrôler que personne ne sorte, F.Schleck en particulier : la victoire était joué d’avance. Valverde étant le
meilleur sprinteur, il ne voulu pas refaire la même erreur qu'à la Klasika Primavera où il s'était lancé trop tard et il lança cette fois le sprint de très loin pour dominer sur la ligne
nettement ses deux concurrents.
Très bonne course tactique donc, qui promet pour la suite. Valverde a retrouvé le goût de la victoire, et le fait de disputer Paris/Camembert juste avant les ardennaises n’était probablement pas
anodin : une victoire était presque assurée, petite victoire dans son palmarès certes mais qui a certainement servit de déclic pour l’espagnol. Après deux ans sans victoire dans une course en
ligne, Valverde manquait peut-être de confiance, et rien de mieux qu’une course de Coupe de France pour renier avec la joie de lever les bras (regardez d’ailleurs la photo de sa victoire : on
voit bien qu’il laisse éclater sa joie, comme si enfin, la malédiction l’avait quittée et qu’il pourrait redevenir El Imbatido…une délivrance en quelque sorte).
Oui, j’en suis persuadé, Valverde avait besoin d’une victoire pour pouvoir à nouveau lever les bras régulièrement, et voyez ce qu’il se passa une semaine et demi après sa victoire à
Paris/Camembert : course parfaite comme on n’en avait pas vu depuis (très) longtemps de la part de l’espagnol et victoire à Liège/Bastogne/Liège. Valverde est repartit sur de bons rails, c’est
bon, et j’ai vraiment hâte de voir ce que cela va donner au Tour de France, dans 2 mois !
source de la photo : Abarca Sport
«Alejandro Valverde, étiez-vous le plus fort comme en 2006, l'année de votre premier succès ?
Aujourd'hui (dimanche), c'était Frank Schleck qui était le plus fort, comme à l'Amstel Gold Race déjà. Mais Rebellin et moi étions les plus rapides. J'ai l'expérience de cette course, premier en 2006, deuxième l'an dernier, c'est ce qui permet de bien doser ses efforts, de garder des forces pour le final.
La nouvelle côte (la Roche aux Faucons) a-t-elle été pour vous la clé de la course ?
Elle a fait la différence. C'est une côte très dure, surtout dans sa première partie. Je savais qu'il fallait en garder sous la pédale pour la partie finale, là où s'est faite la différence.
Avez-vous été surpris de voir Damiano Cunego et Cadel Evans flancher dans cette côte ?
J'ai calqué ma course sur eux, je pensais qu'ils pouvaient être les hommes forts. Puis j'ai vu qu'ils ne pouvaient pas suivre quand Rodriguez et Schleck ont attaqué. J'ai fait l'effort. Ils ont peut-être souffert de la chaleur, de la déshydratation.
Comment avez-vous fait pour neutraliser la course d'équipe des frères Schleck ?
Quand Andy Schleck a attaqué, Rebellin et moi nous sommes mis d'accord pour rouler derrière lui, sans être à fond, lui laisser une douzaine de secondes. On savait qu'en roulant à deux, on finirait par le reprendre.
Vous aviez annoncé que l'objectif principal n'était pas cette année les classiques de printemps mais le Tour de France...
J'ai moins couru que les autres années. Mais je me suis très bien entraîné et j'ai eu la chance d'avoir du beau temps chez moi à Murcie. Le fait d'avoir moins couru m'a donné une motivation supplémentaire, une envie encore plus forte de retrouver le vélo. Comme Liège-Bastogne-Liège n'était pas un objectif, j'ai pu aussi aborder la course plus tranquillement.
Vous semblez rayonnant...
Je n'avais pas à prouver quelque chose mais j'avais très envie de gagner, pour moi et pour l'équipe. C'est un rendez-vous important dans la saison. Je crois que je suis encore plus heureux que la première fois.
Un juge antidopage du comité olympique italien a souhaité vous entendre à propos de l'affaire Puerto. Quelle est votre position ?
C'est très clair. Je n'ai jamais été impliqué dans l'opération Puerto, si ce n'est par la presse, jamais par un juge. Si un juge italien m'appelle, il n'y a pas de souci, j'irai.
En l'absence d'Alberto Contador au prochain Tour de France, les chances espagnoles reposent d'abord sur vous...
J'aurai sans doute plus de pression mais il y a d'autres coureurs espagnols comme (Carlos) Sastre et (Oscar) Pereiro qui sont concernés. Quoi qu'il en soit, j'ai la pression dans toutes les courses, ça ne va pas changer grand-chose.» (AFP)
Le copier/coller ne servant à rien, je vous invite à vous rendre sur la page suivante pour lire d'autres déclarations du murcian sur la course : http://www.cyclisme-caisse-epargne.fr/blog/index.php/2008/04/27/259-les-images-de-la-victoire-d-alejandro
Après la Flèche Wallonne :
Rendez-vous sur cette page pour lire les impressions d'Alejandro :
http://www.cyclisme-caisse-epargne.fr/blog/index.php/2008/04/24/254-la-semaine-des-ardennaises-avec-alejandro-valverde-quand-rien-ne-va-comme-on-l-avait-prevu
Après l'Amstel Gold Race :
“Chaque année un peu mieux”, a déclaré Alejandro Valverde fatigué après l’effort produit dans la dernière ascension du Cauberg. “J’étais bien placé dans la roue de Davide Rebellin, mais le coureur de Gerolsteiner a coincé et à ce moment, Schleck et Cunego avaient déjà pris quelques mètres d’avance et le fait est que je n’avais alors plus les forces nécessaires pour boucher le trou. Je suis néanmoins satisfait car j’ai toujours été un peu trop juste dans cette épreuve et cette année, alors que j’arrive moins bien préparé que les années précédentes, je monte sur le podium pour la première fois. Maintenant, nous verrons comment je me sens mercredi à la Flèche Wallonne et dimanche à Liège-Bastogne-Liège. Ce sont des courses qui exigent d’être bien pour pouvoir s’imposer et je le répète, cette année je me suis préparé de manière différente car mon objectif est le Tour de France, mais si je me sens bien comme aujourd’hui, c’est sûr que je tenterai ma chance. Moi ou un de mes coéquipiers. Joaquím Rodríguez, qui a réalisé un super boulot pour m’aider aujourd’hui est en très bonne condition et je le crois capable d’un exploit au sommet du Mur de Huy.”
Et pour compléter : http://www.cyclisme-caisse-epargne.fr/blog/index.php/2008/04/21/249-la-semaine-des-ardennaises-avec-alejandro-valverde-enfin-le-podium
source de la photo : Abarca Sports
DEUX JOURS APRES SON ANNIVERSAIRE DE 28 ANS , ALEJANDRO VALVERDE S’EST IMPOSE DE BELLE MANIERE SUR LA DOYENNE, DEVANCANT NETTEMENT AU SPRINT REBELLIN ET F.SCHLECK
Quelle joie, quelle victoire ! Forte émotion, à Liège, après la victoire d’Alejandro Valverde à Liège/Bastogne/Liège, dernière des trois classiques ardennaises et considéré pour beaucoup comme la plus prestigieuse.
Après sa 3e place à l’Amstel Gold Race puis sa 21e place à la Flèche Wallonne, certaines mauvaises langues disaient qu’Alejandro n’était plus aussi fort qu’auparavant – référence sans doute à son doublé Flèche-Liège en 2006, qui était grandiose répétons le. Il est vrai que ces classiques ardennaises ne figuraient pas parmis les principaux objectifs du murcian cette saison, et sa préparation à ces classiques fut donc minimales : deux courses de Coupe de France, ce n’est pas grand-chose comparé au Tour du Pays/Basque, qui se révèle être un passage presque obligatoire pour être au top sur le triplé ardennais. Mais cette petite préparation était volontaire ; il ne fallait surtout pas bousculer la prépa. de Valverde au Tour, son premier véritable objectif en 2008 ! Alejandro arrivait donc sur ces ardennaises avec la volonté de gagner, mais sans pression, et en étant moins surveillé par ses adversaires que l’an passé.
Il le disait d’ailleurs avant le départ à Liège : « Je ne suis pas le favori n°1, mais j’ai quand même mes chances » ; on savait bien qu’il n’avais pas la forme d’un Cunego, mais il était très motivé, sans doute parce qu’il venait de fêter son anniversaire de 28 ans vendredi.
Il n’était donc peut-être pas le plus fort, aujourd’hui, mais il a bel et bien gagné, et de belle manière en plus – ils n’étaient plus que 3 à la fin ! Valverde régla en effet David Rebellin et Frank Schleck, ce dernier étant probablement le plus fort aujourd’hui mais qui n’a rien pu faire pour éviter une victoire d’Alejandro, intraitable sur une arrivée comme celle-ci. Alejandro devance d’ailleurs nettement le second, Rebellin ; le murcian avait lancé son sprint très tôt et ses deux concurrents ne purent rien faire contre lui, qui s’en alla remporter son deuxième Liège/Bastogne/Liège, après un sprint irréprochable.
On a quand même eu quelques instants de frayeurs : lorsque le bon groupe s’est formé dans la côte de la Roche aux Faucons, avec les frères Schleck, Rebellin et J. Rodriguez, Valverde n’était pas présent. Il réussit cependant à intégrer ce groupe après avoir laché Evans et Cunego, faibles dans la montée ; il était moins une, puisque ces 5 hommes prirent rapidement de l’avance. Cunego et Evans, les deux principaux piégés, se démenaient derrière pour tenter de revenir mais ils n’y parvinrent pas – et heureusement ! La victoire allait donc se jouer entre les coureurs du groupe de tête ; on retrouvait deux forces en présence : les CSC d’un côté, et les Caisse d’Epargne de l’autre, avec les même qu’à l’Amstel, J.Rodriguez et Valverde. Mais Rodriguez, qui avait déjà attaqué quelques minutes plus tôt, ne put suivre le rythme du groupe et Valverde et Rebellin se retrouvèrent très vite seul face aux frères Schleck. Sans Cunego, le coureur le plus dangereux se nommait Frank Schleck ; Andy prépara donc le terrain à son frère en prenant la fuite. Il prit rapidement du terrain, mais ses quelques secondes d’avance ne furent pas suffisante et le trio le rattrapa et le dépassa dans l’avant-dernière côte. Valverde parut alors nerveux et voulut contrôler la course jusqu’à l’arrivée, ce qu’il réussit très bien en bloquant la route à F.Schleck dans les derniers mètres, qui de toutes façons n’avait pas l’air de vouloir démarrer, même s’il paraissait encore assez frais. F.Schleck avait en effet déjà tenté de s’extirper en solitaire mais Rebellin veillait également au grain, et le luxembourgois ne parvint pas à faire sauter Rebellin. Valverde, lui, s’accrochait ; il parait moins frais que les deux autres, mais il contrôla donc ses deux adversaires jusqu’à la ligne et s’imposa donc.
Une victoire qui tombe parfaitement au moment où il le faut, puisque Valverde va maintenant se reposer et se préparer tranquillement au Tour de France pendant les deux mois qui suivent. Cette victoire rassure donc les fans déçus par le murcian ces derniers mois et leur donne le courage de patienter sans appréhension par rapport aux futurs performances de Valverde à la Grande Boucle : je vous l’avais dis et je vous le répète, il ne faut surtout pas craindre une baisse de niveau d’Alejandro simplement parce qu’il ne s’est pas imposé sur les dernières courses auquel il a participé ! Sa victoire à Liège tombe donc à pic, et quand même, il faut le dire au cas où il –ou un membre du staff de la GCE, je pense notamment à l’attaché de presse de l’équipe- passe sur le blog : chapeau Alejandro !
Classement :1. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne) les 261 km en 6h44'04"
2. Davide Rebellin (ITA, Gerolsteiner) GEROLSTEINER m.t.
3. Frank Schlek (LUX, Team CSC) m.t.
4. Andy Schlek (LUX, Team CSC) à 30 sec.
5. Christian Pfannberber (AUT, Barloword) à 40 sec.
6. Thomas Dekker (NED, Rabobank) m.t.
7. Cadel Evans (AUS, Silence-Lotto) m.t.
8. Joaquim Rodriguez (ESP, Caisse d'Epargne) à 48 sec.
9. Paolo Bettini (ITA, Quick Step) à 01'03"
10. Vincenzo Nibali (ITA, Liquigas) m.t.
Ps : je suis pour ma part toujours en vacances et je ne pourrait reprendre la mise à jour habituelle du blog qu’à partir de dimanche, comme je l’avais précisé dans un précédent article – je publierai le bilan de ces ardennaises à mon retour. Je vous invite donc d’ici-là à vous rendre sur le blog de la GCE pour vous tenir au courant de l’actu d’Alejandro !
Comme chaque année, la victoire s’est joué dans l’ascension finale, le Mur de Huy. Après avoir englouti le dernier fuyard, Wegmann, aux 500 mètres, c’est sous la pluie qui a d’ailleurs été présente durant toute la course, que le peloton a pu se disputer la victoire.
Seuls les meilleurs gagnent en haut du terrible mur de Huy ; pas de tactique, seul la force permet de vaincre, et pour avoir les jambes, il faut être au top de sa forme. Kim Kirchen l’était, lui qui était sortit d’un très bon Tour du Pays/Basque où il y l’avait lever les bras, et pouvait donc logiquement prétendre à une victoire sur ces ardennaises, en surfant sur la bonne vague comme on dit.
Après avoir déposé Cadel Evans, qui menait la tête du peloton depuis le début de l’ascension, aux 200 mètres, Kirchen s’imposa, en devançant d’une seconde l’australien et de deux secondes Cunego, toujours là pour la gagne, mais qui terminais cette fois sur le podium.
Alejandro Valverde, « tétanisé par la pluie gelé » dira-t-il après coup, ne finit que 21e. « Je n’arrivais pas à faire monter les pulsations » expliqua le murcian, visiblement déçu, qui ne se doutait peut-être pas qu’il allait pourtant lever les bras quatre jours plus tard. Une place décevante donc, mais la Flèche Wallonne reste la classique la moins prestigieuse des trois, et il vaut mieux ne pas être dans le coup lors de la Flèche plutôt qu’à l’Amstel ou à Liège.
En regard des performances globales d’Alejandro sur le triplé ardennais, sa décevante place est vite oubliée, et je crois qu’il ne faut simplement plus y penser ; les jours sans, cela arrive à tous…Une seule chose à retenir cependant : Valverde n’aime pas la pluie -ou du moins cela le désavantage-, une information importante pour la suite de sa carrière, notamment pour le Tour de France.
Classement :1. Kim Kirchen (LUX, High Road) les 199,5 km en 4h35'29" (43,5 km/h)
2. Cadel Evans (AUS, Silence-Lotto) à 1 sec.
3. Damiano Cunego (ITA, Lampre) à 2 sec.
4. Robert Gesink (PBS, Rabobank) m.t.
5. Thomas Dekker (PBS, Rabobank) m.t.
6. Davide Rebellin (ITA, Gerolsteiner) m.t.
7. Michael Albasini (SUI, Liquigas) à 8 sec.
8. Joaquin Rodriguez (ESP, Caisse d'Epargne) à 10 sec.
9. Christian Pfannberger (AUT, Barloworld) à 15 sec.
10. John Gadret (FRA, Ag2r La Mondiale) à 20 sec.
...
21. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne)
300 mètres de trop ! Après avoir pu les suivre jusqu’à 300 mètres de la ligne, Alejandro Valverde vit Damiano Cunego et Frank Schleck le dépasser et assista, impuissant, à la victoire du jeune italien, le même qui l’avait devancé, au terme d’un sprint très serré, sur la Klasika Primavera une semaine plus tôt. Rageant !
Valverde était pourtant bien dans le coup jusqu’à là. Contrairement à l’an passé, où il avait dû réaliser un énorme effort pour accrocher le bon groupe, il se mêla cette fois sans (trop de) problèmes aux meilleurs qui s’étaient extirpés dans le difficile Keutenberg (passage à 22%). Ils étaient 7, sans compter les deux échappés qui avaient tenté leur chance à 16 km du but (Ivanov et Pfannberger) : se trouvaient là F. Schleck, Kroon, Cunego, Dekker, et Valverde accompagné de son fidèle équipier, J.Rodriguez.
A l’approche de Valkenburg, il fut décidé dans l’équipe Caisse d’Epargne que « Quim » devait se mettre au service de Valverde. Le travail fourni par Rodriguez permis aux 9 échappés de se disputer la victoire sans craindre un retour du peloton et Cunego s’imposa nettement devant F. Schleck ; Valverde et Rebellin étant un peu juste aux 300 mètres, ils finirent à 2 secondes, respectivement 3e et 4e.
Alors, que dire ? Le meilleur a tout simplement gagné et Valverde est à sa place : il lui manquait le petit plus pour suivre Cunego et Schleck dans les dernières mètres. Je suis néanmoins déçu, car j’espérais qu’Alejandro prenne sa revanche sur Cunego (voir début article) ; l’italien était meilleur cette fois encore. Le final ressemblait, selon les dires de F.Schleck, à un duel Valverde/Cunego, arbitré par le luxembourgeois. Tout un symbole, puisque les deux coureurs furent longtemps considérés comme les futurs champions de leur pays respectif, l’Espagne et l’Italie, rivaux (dans le cyclisme en tout cas) qui plus est.
L’Italie était donc à la fête au soir de l’Amstel et les espagnols –la GCE en particulier- espéraient une autre revanche : nous n’étions encore qu’au début de ce triplé ardennais...
Classement :1. Damiano Cunego (ITA, Lampre) les 257,4 km en 6h35'29"
2. Fränk Schleck (LUX, Team CSC) m.t.
3. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne) à 2 sec.
4. Davide Rebellin (ITA, Gerolsteiner) m.t.
5. Thomas Dekker (PBS, Rabobank) à 6 sec.
6. Christian Pfannberger (AUT, Barloworld) à 14 sec.
7. Sergueï Ivanov (RUS, Astana) à 18 sec.
8. Joaquin Rodriguez (ESP, Caisse d'Epargne) à 23 sec.
9. Karsten Kroon (PBS, Rabobank) à 27 sec.
10. Jérôme Pineau (FRA, Bouygues Telecom) à 45 sec.
De toutes façons je publierai les résultats puis les analyses des ardennaises à mon retour, évidemment !
Je laisse comme d'habitude les commentaires ouverts donc je vous fais confiance pour ne pas tenir de propos déplacés...
A noter que le 25 avril, Alejandro aura 28 ans ; quel beau cadeau d'anniversaire que serait une victoire à la Flèche, deux jours plus tôt, et/ou surtout à Liège, deux jours plus tard !
Rappel du programme des ardennaises :
Valverde fera 3 jours d'entrainement en Espagne, juste après Paris/Camembert, puis il disputera :
1) Amstel Gold Race (20 Avril)
2) Flèche Wallonne (23 Avril)
3) Liège/Bastogne/Liège (27 Avril)
Je met ici les liens vers les derniers articles, et ceux concernant les ardennaises :
_Classiques ardennaises : le point
_ Valverde est-il en forme trop tôt ?
_Classiques ardennaises : Avec quelles ambitions pour Valverde ?
Alejandro prends (en quelque sorte) mon relais et tiendra à partir d'aujourd'hui et jusqu'à Liège/Bastogne/Liège le blog de la GCE ; pensez donc à y faire quelques tours ! Valverde partagera ses entrainements, sa préparation et ses sentiments durant les 3 classiques.
Le lien du blog : http://www.cyclisme-caisse-epargne.fr/blog/
Alors, souhaitons bonne chance à Alejandro pour les ardennaises, et poussons donc ce maintenant célèbre "cri de guerre" : ¡Venga Valverde!









