C'est un retournement de situation incroyable qui s'est passé sur les routes de Vuelta. La très bonne tactique, il faut le reconnaitre, des Astana ont donc permi à Vinokourov de montrer qu'il en avait encore sous la pédale. Reprendre le maillot de leader à Valverde change toute la donne : ce n'est plus à Vino d'attaquer, mais à Valverde ! L'étape de jeudi semble le dernier moment pour Alejandro de se rattraper de son "erreur", si il en a commise ! Neufs secondes, c'est peu à rattraper, mais il faut encore le faire ! Et il ne faudra pas attendre le dernier contre la montre pour les prendre, ces secondes : Vinokourov est meilleur en chrono que Valverde, en tout cas sur cette Vuelta. Juste une victoire d'étape, grâce aux bonifications, permettrait à Valverde de se réemparer de la tête du général ! Ca promet une fin de semaine palpitante...
Présentation de la 18e étape :
C'est l'une des dernières chances pour Alejandro Valverde de remporter la Vuelta, sinon la dernière. Espérons qu'il tente des attaques.
Cette étape comporte, dans l'ordre, 1 col de 3e catégorie, 1 col de seconde catégorie et l'arrivée au sommet est catégorie spécial (=Hors Catégorie). Les 40 derniers kilomètres de l'étape seront les plus durs, avec la possible chaleur.Valverde a opté pour un développement de 36x26 alors que son rival Vinokourov emmène un braquet de 39x25.
Si solide depuis le début de la Vuelta, Alejandro Valverde a perdu le contrôle de la situation mercredi lors de la 17e étape, et le maillot or avec. Eprouvé physiquement mais surtout psychologiquement, le Murcien veut répondre à Vinokourov dès jeudi, à la Sierra Pandera.
Y a-t-il une malédiction qui pèse sur les maillots or de la Vuelta? Depuis quatre ans, il ne fait vraiment pas occuper trop longtemps la tête du Tour d'Espagne. En 2003, Isidro Nozal avait porté la tunique dorée pendant plus de deux semaines, avant de s'écrouler la veille de l'arrivée, dans le dernier chrono. Roberto Heras en avait profité pour s'imposer à Madrid. Deux ans plus tard, l'Espagnol avait récidivé, en montagne cette fois, pour déloger de la première place Denis Menchov, pourtant solidement installé depuis dix jours*.
Mercredi, Alejandro Valverde les a rejoints au cimetière des éléphants. Lui aussi semblait maitriser son sujet. Lui aussi semblait avoir fait le plus dur. Lui aussi a chuté, presque au moment où on le croyait intouchable. Dire que le leader de l'équipe caisse d'Epargne s'est effondré serait injuste. Il s'est plutôt retrouvé pris au piège, tendu par la formation Astana et Alexandre Vinokourov. Lui qui louait la veille le formidable travail de son équipe s'est retrouvé isolé au pire moment. Et contrairement à Vinokourov, il n'a pu trouver des alliés de circonstance.
"Lui rendre la monnaie de sa pièce"
A quatre jours du terme de l'épreuve, Valverde n'est donc plus au pouvoir. Il s'attendait à subir les assauts répétés de Vinokourov, qu'il n'a cessé de désigner comme son principal adversaire, même lorsque le Kazakh naviguait à la cinquième place du général. Il ne s'était pas trompé. "Je m'attendais à quelque chose comme ça depuis plusieurs jours. J'étais prévenu que Vinokourov était fort. Aujourd'hui il l'a montré", a confié le Murcien mercredi, prenant énormément sur lui pour venir répondre aux journalistes, longtemps, bien longtemps après l'arrivée.

Qu'a-t-il manqué à Valverde pour rejoindre Vinokourov, dans l'ascension du dernier col, puis dans la descente vers Grenade? Presque rien. "Dans la descente, Vinokourov était à ma portée mais il m'a échappé, regrette-t-il. Franchement, je ne m'attendais pas à perdre la première place de cette manière. C'est la course." Lui qui se sentait si fort 24 heures plus tôt sous le déluge de Calar Alto, a semblé un peu court sous le soleil andalou. "Ce n'était pas mon meilleur jour. Je ne me sentais pas si mal, mais il m'a manqué un peu de forces. J'ai donné le maximum, je ne pouvais pas faire plus. "
Pour autant, s'il a perdu le leadership, Valverde n'a pas encore perdu la Vuelta. Après tout, il ne compte que neuf secondes de retard sur Vinokourov. Tout se jouera donc lors du chrono, samedi, mais aussi jeudi lors de la terrible ascension de la Sierra Pandera. Un bon souvenir pour le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, qui s'y était imposé en 2003. "La course n'est pas terminée, prévient-il. Maintenant tout change pour mon équipe. Il ne va plus falloir gérer mais attaquer. Je veux la monnaie de sa pièce à Vinokourov." Reste à savoir s'il aura digérer sa déception, forcément immense.
* Denis Menchov a ensuite été déclaré vainqueur suite au controle positif de Roberto Heras.
source : eurosport

Le Tour d'Espagne a retrouvé le soleil ce matin au départ de la dix-septième étape. A quatre jours de la parade finale dans les rues de Madrid, la messe est dite, semble-t-il, au classement général. Certes, les écarts demeurent très étroits entre les cinq leaders de l'épreuve (Valverde, Vinokourov, Sastre, Kashechkin et Gomez-Marchante), mais au vu du déroulement de la grande étape du Calar Alto hier soir dans la brume, tout semble bouché pour une course à suspense. Valverde est un peu trop fort, Vinokourov est un peu trop juste, les autres sont à leur niveau. Mais comment peut-on tirer de telles conclusions ? Ce serait mal connaître la fougue et le panache d'un champion du nom d'Alexandre Vinokourov. A 33 ans (il les aura samedi), Vino n'a plus grand chose à prouver. Son palmarès est éloquent, bâti à partir d'un tempérament orgueilleux et d'un style offensif inouï. Incapable de semer Valverde dans le Calar Alto, le Kazakh veut frapper un grand coup.
A cet endroit, six hommes réussissent enfin à s'échapper. Il y a là Lars-Yitting Bak (Team CSC), Tom Danielson (Discovery Channel), Stéphane Goubert (Ag2r Prévoyance), Dmitriy Fofonov (Crédit Agricole), Eric Leblacher (Française des Jeux) et Sergio Paulinho (Astana). Discrètement, l'infaillible tactique des coureurs d'Astana se met en place. Alexandre Vinokourov avance ses pions dans l'optique d'une offensive d'envergure. Celle-ci se produira dans l'Alto de Monachil, dont le sommet est situé à 20 kilomètres de la ligne d'arrivée. Les six échappés matinaux ne parviennent pas à s'approprier plus de quatre minutes d'avance. Leur avance se réduit et dès le pied du second col de la journée, à 34 kilomètres de l'arrivée, Tom Danielson s'isole. Ses compagnons de fugue vont être rejoints à tour de rôle. L'Américain, lui, se lance dans un grand numéro, tâchant de résister au retour des coureurs du peloton.

Captivante, la descente tourne au duel épique.
Tapi dans l'ombre d'Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne-Illes Balears), Alexandre Vinokourov continue à tisser sa toile. Au pied de l'Alto de Monachil, il ordonne à son lieutenant Andrey Kashechkin (Astana) de s'extraite du peloton. Le Kazakh attaque, suivi par José-Angel Gomez-Marchante (Saunier Duval-Prodir). Les deux battus du Calar Alto réussissent à prendre une vingtaine de secondes au peloton, au sein duquel Alejandro Valverde décide de hausser le rythme pour limiter le débours de temps. Seuls Carlos Sastre (Team CSC) et Alexandre Vinokourov se maintiennent dans le sillage du Jersey de Oro. Valverde assume à lui seul le travail derrière le tandem Kaschechkin-Marchante. Quand soudain, profitant d'un replat à 3 kilomètres du sommet, Alexandre Vinokourov passe à l'attaque. Une nouvelle banderille ? Non, un coup de grâce ! Valverde n'est pas au mieux au lendemain d'une journée pluvieuse. Vino, lui, est survolté.
En quelques hectomètres, il rejoint Kashechkin et Gomez-Marchante tandis que Alejandro Valverde, sans doute mal remis des conditions humides du Calar Alto, essaie de maintenir un rythme régulier. Le porteur du Jersey de Oro attend le sommet pour se lancer au sprint à la poursuite de ses trois devanciers. Il effectue la jonction au début de la descente... mais Alexandre Vinokourov a déjà pris le large ! Sans attendre le retour de Valverde, le Kazakh s'échappe dès les premiers mètres de la descente sur Grenade. La route est large et peu technique. Vino met du braquet et se lance dans un véritable contre-la-montre, revenant comme une flèche sur Tom Danielson, le dernier rescapé de l'échappée du matin, à 5 kilomètres de l'arrivée. Les deux hommes passent un deal. L'Américain collabore avec le Kazakh, en échange de quoi le second laissera la victoire d'étape au premier. L'unique motivation de Vinokourov reste le Jersey de Oro.
Le duel est épique. Repoussé dans ses derniers retrenchements, Alejandro Valverde mène la poursuite à lui seul au sein d'un peloton recomposé dans lequel on retrouve Gomez-Marchante, Goubert, Kashechkin, Paulinho, Perez, Piepoli, Sanchez et Sastre. Et l'avance de Vinokourov grandit au fil des bornes, de l'ordre de 5 à 10 secondes par kilomètre ! A Grenade, au terme d'une descente captivante, Alexandre Vinokourov s'efface pour laisser gagner Tom Danielson, empochant au passage de nouvelles secondes de bonification. Alejandro Valverde n'aura pas ce luxe aujourd'hui. A quatre jours de l'arrivée à Madrid, l'Espagnol franchit la ligne d'arrivée avec un retard de 1'39" ! Après neuf jours en tête du classement général, Valverde abandonne le Jersey de Oro à Alexandre Vinokourov... pour 9 petites secondes. Pour le Murcian, plus qu'une alternative : attaquer demain dans la Sierra de la Pandera.
Demain jeudi, la dix-huitième étape se disputera entre Grenade et la Sierra de la Pandera (153 km).
source : velo101

Classement 17ème étape :
1. Tom Danielson (USA, Discovery Channel) en 4h09'55"
2. Alexandre Vinokourov (KAZ, Astana) m.t.
3. Samuel Sanchez (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 1'10"
4. Andrey Kashechkin (KAZ, Astana) à 1'39"
5. Carlos Sastre (ESP, Team CSC) m.t.
6. Stéphane Goubert (FRA, Ag2r Prévoyance) m.t.
7. Luis Perez (ESP, Cofidis) m.t.
8. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne-Illes Balears) m.t.
9. José-Angel Gomez-Marchante (ESP, Saunier Duval-Prodir) m.t.
10. Leonardo Piepoli (ITA, Saunier Duval-Prodir) m.t.
Classement général :
1. Alexandre Vinokourov (KAZ, Astana) en 67h29'41"
2. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne-Illes Balears) à 9 sec.
3. Carlos Sastre (ESP, Team CSC) à 1'51"
4. Andrey Kashechkin (KAZ, Astana) à 2'14"
5. José-Angel Gomez-Marchante (ESP, Saunier Duval-Prodir) à 4'32"
6. Tom Danielson (USA, Discovery Channel) à 6'07"
7. Manuel Beltran (ESP, Discovery Channel) à 6'33"
8. Samuel Sanchez (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 7'25"
9. Vladimir Karpets (RUS, Caisse d'Epargne-Illes Balears) à 7'39"
10. Luis Perez (ESP, Cofidis) à 9'04"
On peut remarquer que depuis que Valverde est enfin reconnu par les médias pour sa supériorité, ce qui n'était pas vraiment le cas avant ! Grâce à ce Tour d'Espagne, les avis ont changés : Alejandro Valverde n'est plus l'espoir qui ne va jamais devenir champion, comme le prétendait certains !
Intraitable sous la pluie, impassible devant les attaques répétées de Vinokourov, Alejandro Valverde a passé avec brio un nouveau test mardi lors de la 16e étape. Mieux, l'Espagnol a largement consolidé son maillot or au sommet du Calar Alto. Il se sent fort et sûr de lui.
Rien ne semble pouvoir atteindre Alejandro Valverde. Ni les caprices du ciel ni la volonté de ses adversaires. Au fil des jours et des étapes, le Murcien se rapproche un peu plus de sa première victoire dans un grand Tour. Disputée dans des conditions dantesques, la 16e étape, mardi, avait pourtant tout du piège. C'est dans des conditions semblables que Denis Menchov avait perdu son maillot or l'an dernier, au profit de Roberto Heras, avant de le récupérer par la suite sur tapis vert. Mais Valverde n'a pas davantage tremblé sous la pluie mardi que sous la canicule, il y a deux semaines.
L'impression visuelle lui était très favorable. Elle n'était pas trompeuse, comme il l'a confirmé après l'arrivée. "Je me sentais vraiment très fort, a-t-il confié. C'était un jour magnifique. Je n'ai pas du tout souffert de la baisse brutale des températures ni de la pluie. Je craignais aussi un peu la reprise après une journée de repos. Mais ça s'est bien passé ." Si bien qu'au terme de cette étape, sa marge de manoeuvre sur ses deux plus proches poursuivants, Alexandre Vinokourov et Carlos Sastre, s'élève à 1'42", contre 48 secondes (sur Kashechkin), le matin.
"J'ai répondu à Vinokourov sans difficulté"
A l'évidence, Vino est aujourd'hui son principal rival, comme il l'a d'ailleurs toujours estimé. Mais Valverde, s'il continue de se méfier du Kazakh, n'a jamais été mis en difficulté. "Vinokourov a beaucoup attaqué, comme il l'avait promis. Il n'avait même jamais autant essayé depuis le début de la Vuelta. Il a placé une ou deux accélérations très violentes. Mais j'ai répondu sans difficulté. " Aucune suffisance dans les propos du maillot or. Juste la confiance affichée, assumée, d'un champion de plus en plus sûr de son fait à mesure qu'il gravit les marches de la gloire.
Aujourd'hui, à la régulière, on voit mal comment Vinokourov pourrait reprendre plus de 100 secondes à Valverde d'ici Madrid. Bien sûr, une défaillance peut toujours arriver. Personne n'en est à l'abri. Mais elle semble assez peu probable. "Alejandro se sent très bien. Il a parfaitement contrôlé la situation, confirme Eusebio Unzue, directeur sportif d'une équipe Caisse d'Epargne encore très solide. Valverde a d'ailleurs rendu hommage à ses équipiers: "Ils ont encore fait un boulot phénoménal. J'ai de la chance de pouvoir compter sur une telle équipe."

Il reste encore deux grosses étapes de montagne, mercredi et surtout jeudi, avec l'ascension finale vers la Sierre Pandera, sorte d'Alpe d'Huez du Tour d'Espagne. Sans oublier le contre-la-montre de samedi. Valverde y voit surtout l'occasion de conforter sa position. "C'était un pas important mardi, estime-t-il. Maintenant, j'espère que tout va continuer à bien se passer. Mais j'aborde les prochaines étapes avec encore un peu plus de confiance ". Aujourd'hui, il est sans doute son principal adversaire...
source : eurosport
L'étape de mercredi :
Incontestablement, c'est une étape de montagne. Mais elle ne se finit pas au sommet, et une échappée sans réel danger va surement pouvoir se former et arrivée au bout, sans gêner personne ! Malgré tout, le vainqueur sera grimpeur : 2 cols de 1ere catégorie et un col de 3e catégorie entre les deux.

Les prétendants à la Vuelta 2006 se sont neutralisés, sous une pluie battante, dans l'ascension finale du col hors-catégorie de l'observatoire astronomique de Calar Alto, Valverde répondant sans grandes difficultés aux sèches et incessantes attaques de Vinokourov.
Grâce (entre autres) aux bonifications, Valverde réussit donc à prendre du temps sur tout ses conccurents à part Vinokourov, qui devient encore plus qu'avant l'adversaire le plus dangereux de Valverde.Sastre arrive 5 secondes après Alejandro, mais le grand perdant du jour, est le jeune Kazakh Andrey Kashechkin, équipier de Vinokourov (Astana), qui a rétrogradé de la 2e à la 4e place au général, après avoir perdu environ une minute sur les trois hommes forts de la course.

Minard aux avant-postes
Avec un menu aussi indigeste, les grands leaders décidaient de faire l’impasse sur la première difficulté et de laisser les seconds couteaux se lancer à l’aventure lors de l’ascension du Velefique. A l’initiative d’Egoi Martinez (Discovery Channel), Pietro Caucchioli et Dmitry Fofonov (Crédit Agricole), une échappée prenait forme et passait en tête au sommet avec plus de 4 minutes d’avance. Dans ce bon coup, treize hommes avaient pris place dont les Français Sébastien Joly (Française des Jeux) et Sébastien Minard (Cofidis), ainsi qu’Oscar Pereiro (Caisse d’Epargne) et Inigo Landaluze (Euskaltel). Un groupe qui comptait encore neuf unités après le second passage au sommet avec Martinez, Caucchioli, Pereiro, Redondo, Chaureau, Fofonov, Arvesen, Becke et Minard. Le Français avait effectué une ascension très probante et pouvait légitimement nourrir quelques espoirs pour le final. D’autant plus que le peloton pointait à près de 4 minutes avant le juge de paix de cette 16e étape.
Vino à l’attaque
Les 21 derniers kilomètres jusqu'à l'Observatoire de Calar Alto présentaient une pente moyenne de 6,4 %, avec des passages à 10 %. Les premiers kilomètres progressifs, avec deux passages à plat avant les 14 derniers kilomètres en montée continue, précédaient des derniers hectomètres à 8 %. Des pourcentages susceptibles de provoquer de nombreux bouleversements en tête du classement. En attendant, Redondo faussait compagnie au reste de la troupe et seul Landaluze gardait à vue le coureu
Astana avec 40 secondes de retard à 10 km de l’arrivée. L’équipe kazakhe n’avait pas le temps de savourer la performance de son coureur espagnol qu’Andreï Kashechkin lâchait prise au sein du groupe des leaders qui fondait sur les échappés sous l’impulsion de Carlos Sastre. A 6 kilomètres de l’arrivée, les gros bras se dévoilaient. Vinokourov plaçait une escarmouche contrecarrée par Valverde. Le Kazakh récidivait à 4 kilomètres reprenant du même coup les derniers attaquants Redondo et Anton (Euskaltel). Le grand perdant de l’opération était Carlos Sastre qui lâchait avant de revenir grâce aux atermoiements entre Valverde et Vinokourov. Le courageux Anton retentait sa chance et derrière les trois favoris de la Vuelta se marquaient de près. Une situation qui n’évoluait guère plus. Seul Carlos Sastre cédait quelques secondes supplémentaires sur la ligne. Igor Anton s’adjuge ainsi sa première victoire chez les professionnels à 27 ans avec 23 secondes d’avance sur un trio composé de Valverde, Vinokourov et Sanchez (Eusklatel). Au classement général, peu de grandes modifications sont intervenues. Le coureur de la Caisse d’Epargne grappille quelques secondes au gré des bonifications, alors que Vinokourov revient à hauteur de Carlos Sastre. Les deux hommes comptent désormais 1’43 de retard sur Valverde.Classement 16ème étape :
1. Igor Anton (ESP, Euskaltel-Euskadi) en 4h29'42"
2. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne-Illes Balears) à 23 sec.
3. Alexandre Vinokourov (KAZ, Astana) m.t.
4. Samuel Sanchez (ESP, Euskaltel-Euskadi) m.t.
5. Carlos Sastre (ESP, Team CSC) à 28 sec.
6. Tom Danielson (USA, Discovery Channel) à 30 sec.
7. Manuel Beltran (ESP, Discovery Channel) à 42 sec.
8. Luis Perez (ESP, Cofidis) à 1'10"
9. José-Antonio Redondo (ESP, Astana) à 1'13"
10. Stijn Devolder (BEL, Discovery Channel) à 1'15"
Classement général :
1. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne-Illes Balears) en 63h18'16"
2. Alexandre Vinokourov (KAZ, Astana) à 1'42"
3. Carlos Sastre (ESP, Team CSC) m.t.
4. Andrey Kashechkin (KAZ, Astana) à 2'05"
5. José-Angel Gomez-Marchante (ESP, Saunier Duval-Prodir) à 4'23"
6. Manuel Beltran (ESP, Discovery Channel) à 5'34"
7. Danilo Di Luca (ITA, Liquigas) à 5'56"
8. Vladimir Karpets (RUS, Caisse d'Epargne-Illes Balears) à 6'29"
9. Samuel Sanchez (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 7'53"
10. Tom Danielson (USA, Discovery Channel) à 8'05"
"Alejandro récupère rapidement et une heure après le chrono de Cuenca, il se rendait déjà de chambre en chambre pour voir ses coéquipiers. Il ne peut pas rester en place", a expliqué le docteur Hoyos. Au cours des quarante minutes d'efforts fournis dans le contre-la-montre de Cuenca, Alejandro Valverde a stabilisé son rythme cardiaque à 180 pulsations/minute, avec un pic à 192 dans la montée de l'Alto del Castillo. "Après quinze jours de course, supporter une moyenne aussi élevée est un très bon signal, a conclu Jesus Hoyos. Alejandro a peut-être été aussi bon à quelques occasions, mais meilleur, jamais."









