"Vinokourov est le plus fort et il faut lui rendre cet honneur, a admis Alejandro Valverde. J'ai tout donné et je peux seulement dire que j'ai fait ce que je pouvais. Vinokourov est le plus fort et il l'a démontré. Oui, il faut le reconnaître et l'honorer, c'est tout. La Vuelta a été compliquée mais il reste des étapes et il faut continuer de se battre. Et si je dois finir 2ème de la Vuelta à Madrid dans deux jours, ce sera avec joie. Il faut surtout penser au futur. La saison a été très bonne avec mes victoires dans les classiques. Je ne peux pas en demander davantage, mais on verra comment je terminerai cette Vuelta dans le contre-la-montre de samedi, dans lequel je donnerai encore le meilleur."source : velo101
Valverde a préféré ne pas trop en donner, ce qui lui a coûter son maillot de lendemain, et presque surement la Vuelta, et donc une première victoire dans un Grand Tour ! Il faut l'admettre, il n'y a presque aucunes chances qu'Alejandro ne monte pas sur la 1ere marche du podium à Madrid !Le dernier chrono va jouer en sa défaveur, car Valverde va surement perdre un peu de temps sur "Vino", sauf incident technique du kazahk, ce qu'on ne peut quand même pas espérer (il faut avoir l'esprit sportif : Vinokourov a gagner à la loyal, sans parler dopage en tout cas) !
Vraiment, le dernier espoir pour Valverde, c'est attaquer, attaquer, attaquer, et ça, pendant toutes les dernières étapes. Par exemple, la prochaine étape, la 19e, est propice aux attaquants ; elle est assez casse-patte (voir ci-dessous). A Alejandro de voir si il a la force de le faire...et de jouer "un raid à la Landis" !!
Voici le profil de la 19e étape : elle comporte 1 col de 2e catégorie et 1 col de 3e catégorie.

Valverde finit à 31 secondes de Kashechkin, après n'avoir pas pu répondre à une attaque très sèche de Vinokourov.
Gomez Marchante termine à 30 secondes du vainqueur, en ayant effectué un bout de chemin tout seul : les derniers kilomètres.
Sastre termine 10e à 46 secondes : il n'a pas pu suivre les meilleurs dans les gros pourcentages : ce n'est pas un pur grimpeur.

Vinokourov creuse l'écart, suivit par Sastre et Kashechkin, alors que Valverde perd du terrain : il n'arrive pas à suivre !!
Vinokourov, en attaquant les pourcentages les plus difficiles de la pente, se fait rattraper par Kashechkin qui avait laissé Sastre en plan !
Vinokourov a l'air de plus en plus mal, et Valverde bouche petit à petit le trou, avec de moins en moins de retard, 23 secondes, 22 secondes...En plus, Alejandro connait l'arrivée, et c'est un avantage par rapport à ses adversaires !
Valverde dépasse Sastre, mais ce ne sera pas suffisant pour dépasser les 2 coureurs d'Astana.
Devant, Vinokourov laisse Kashechkin remporter l'étape, mais ce n'est pas le plus important : Vinokourov a repris du temps à Valverde (31"), et il en a assez (53") pour se reposer tranquillement jusqu'à Madrid, sans négliger le contre la montre.
Classement de l'étape :
| 1 |
3h57'37" |
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| 2 |
m.t. |
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| 3 |
à 30" |
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| 4 |
à 32" |
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| 5 |
à 35" |
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| 6 |
m.t. |
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| 7 |
à 46" |
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| 8 |
m.t. |
|||||||
| 9 |
m.t. |
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| 10 |
m.t. |
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Classement général :
| 1 |
71h27'08" |
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| 2 |
à 53" |
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| 3 |
à 2'06" |
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| 4 |
à 2'51" |
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| 5 |
à 5'06" |
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| 6 |
à 7'05" |
|||||||
| 7 |
à 7'25" |
|||||||
| 8 |
à 7'45" |
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| 9 |
à 7'29" |
|||||||
| 10 |
à 9'04" |
|||||||
| 11 |
à 9'18" |
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| 12 |
à 11'44" |
|||||||
| 13 |
à 13'24" |
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| 14 |
à 13'59" |
|||||||
| 15 |
à 14'03" |
|||||||
| 16 |
à 15'20" |
|||||||
| 17 |
à 16'55" |
|||||||
| 18 |
à 18'05" |
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| 19 |
à 19'01" |
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| 20 |
à 22'29" |
|||||||
| 32 |
à 44'21" | |||||||
C'est un retournement de situation incroyable qui s'est passé sur les routes de Vuelta. La très bonne tactique, il faut le reconnaitre, des Astana ont donc permi à Vinokourov de montrer qu'il en avait encore sous la pédale. Reprendre le maillot de leader à Valverde change toute la donne : ce n'est plus à Vino d'attaquer, mais à Valverde ! L'étape de jeudi semble le dernier moment pour Alejandro de se rattraper de son "erreur", si il en a commise ! Neufs secondes, c'est peu à rattraper, mais il faut encore le faire ! Et il ne faudra pas attendre le dernier contre la montre pour les prendre, ces secondes : Vinokourov est meilleur en chrono que Valverde, en tout cas sur cette Vuelta. Juste une victoire d'étape, grâce aux bonifications, permettrait à Valverde de se réemparer de la tête du général ! Ca promet une fin de semaine palpitante...
Présentation de la 18e étape :
C'est l'une des dernières chances pour Alejandro Valverde de remporter la Vuelta, sinon la dernière. Espérons qu'il tente des attaques.
Cette étape comporte, dans l'ordre, 1 col de 3e catégorie, 1 col de seconde catégorie et l'arrivée au sommet est catégorie spécial (=Hors Catégorie). Les 40 derniers kilomètres de l'étape seront les plus durs, avec la possible chaleur.Valverde a opté pour un développement de 36x26 alors que son rival Vinokourov emmène un braquet de 39x25.
Si solide depuis le début de la Vuelta, Alejandro Valverde a perdu le contrôle de la situation mercredi lors de la 17e étape, et le maillot or avec. Eprouvé physiquement mais surtout psychologiquement, le Murcien veut répondre à Vinokourov dès jeudi, à la Sierra Pandera.
Y a-t-il une malédiction qui pèse sur les maillots or de la Vuelta? Depuis quatre ans, il ne fait vraiment pas occuper trop longtemps la tête du Tour d'Espagne. En 2003, Isidro Nozal avait porté la tunique dorée pendant plus de deux semaines, avant de s'écrouler la veille de l'arrivée, dans le dernier chrono. Roberto Heras en avait profité pour s'imposer à Madrid. Deux ans plus tard, l'Espagnol avait récidivé, en montagne cette fois, pour déloger de la première place Denis Menchov, pourtant solidement installé depuis dix jours*.
Mercredi, Alejandro Valverde les a rejoints au cimetière des éléphants. Lui aussi semblait maitriser son sujet. Lui aussi semblait avoir fait le plus dur. Lui aussi a chuté, presque au moment où on le croyait intouchable. Dire que le leader de l'équipe caisse d'Epargne s'est effondré serait injuste. Il s'est plutôt retrouvé pris au piège, tendu par la formation Astana et Alexandre Vinokourov. Lui qui louait la veille le formidable travail de son équipe s'est retrouvé isolé au pire moment. Et contrairement à Vinokourov, il n'a pu trouver des alliés de circonstance.
"Lui rendre la monnaie de sa pièce"
A quatre jours du terme de l'épreuve, Valverde n'est donc plus au pouvoir. Il s'attendait à subir les assauts répétés de Vinokourov, qu'il n'a cessé de désigner comme son principal adversaire, même lorsque le Kazakh naviguait à la cinquième place du général. Il ne s'était pas trompé. "Je m'attendais à quelque chose comme ça depuis plusieurs jours. J'étais prévenu que Vinokourov était fort. Aujourd'hui il l'a montré", a confié le Murcien mercredi, prenant énormément sur lui pour venir répondre aux journalistes, longtemps, bien longtemps après l'arrivée.

Qu'a-t-il manqué à Valverde pour rejoindre Vinokourov, dans l'ascension du dernier col, puis dans la descente vers Grenade? Presque rien. "Dans la descente, Vinokourov était à ma portée mais il m'a échappé, regrette-t-il. Franchement, je ne m'attendais pas à perdre la première place de cette manière. C'est la course." Lui qui se sentait si fort 24 heures plus tôt sous le déluge de Calar Alto, a semblé un peu court sous le soleil andalou. "Ce n'était pas mon meilleur jour. Je ne me sentais pas si mal, mais il m'a manqué un peu de forces. J'ai donné le maximum, je ne pouvais pas faire plus. "
Pour autant, s'il a perdu le leadership, Valverde n'a pas encore perdu la Vuelta. Après tout, il ne compte que neuf secondes de retard sur Vinokourov. Tout se jouera donc lors du chrono, samedi, mais aussi jeudi lors de la terrible ascension de la Sierra Pandera. Un bon souvenir pour le vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, qui s'y était imposé en 2003. "La course n'est pas terminée, prévient-il. Maintenant tout change pour mon équipe. Il ne va plus falloir gérer mais attaquer. Je veux la monnaie de sa pièce à Vinokourov." Reste à savoir s'il aura digérer sa déception, forcément immense.
* Denis Menchov a ensuite été déclaré vainqueur suite au controle positif de Roberto Heras.
source : eurosport

Le Tour d'Espagne a retrouvé le soleil ce matin au départ de la dix-septième étape. A quatre jours de la parade finale dans les rues de Madrid, la messe est dite, semble-t-il, au classement général. Certes, les écarts demeurent très étroits entre les cinq leaders de l'épreuve (Valverde, Vinokourov, Sastre, Kashechkin et Gomez-Marchante), mais au vu du déroulement de la grande étape du Calar Alto hier soir dans la brume, tout semble bouché pour une course à suspense. Valverde est un peu trop fort, Vinokourov est un peu trop juste, les autres sont à leur niveau. Mais comment peut-on tirer de telles conclusions ? Ce serait mal connaître la fougue et le panache d'un champion du nom d'Alexandre Vinokourov. A 33 ans (il les aura samedi), Vino n'a plus grand chose à prouver. Son palmarès est éloquent, bâti à partir d'un tempérament orgueilleux et d'un style offensif inouï. Incapable de semer Valverde dans le Calar Alto, le Kazakh veut frapper un grand coup.
A cet endroit, six hommes réussissent enfin à s'échapper. Il y a là Lars-Yitting Bak (Team CSC), Tom Danielson (Discovery Channel), Stéphane Goubert (Ag2r Prévoyance), Dmitriy Fofonov (Crédit Agricole), Eric Leblacher (Française des Jeux) et Sergio Paulinho (Astana). Discrètement, l'infaillible tactique des coureurs d'Astana se met en place. Alexandre Vinokourov avance ses pions dans l'optique d'une offensive d'envergure. Celle-ci se produira dans l'Alto de Monachil, dont le sommet est situé à 20 kilomètres de la ligne d'arrivée. Les six échappés matinaux ne parviennent pas à s'approprier plus de quatre minutes d'avance. Leur avance se réduit et dès le pied du second col de la journée, à 34 kilomètres de l'arrivée, Tom Danielson s'isole. Ses compagnons de fugue vont être rejoints à tour de rôle. L'Américain, lui, se lance dans un grand numéro, tâchant de résister au retour des coureurs du peloton.

Captivante, la descente tourne au duel épique.
Tapi dans l'ombre d'Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne-Illes Balears), Alexandre Vinokourov continue à tisser sa toile. Au pied de l'Alto de Monachil, il ordonne à son lieutenant Andrey Kashechkin (Astana) de s'extraite du peloton. Le Kazakh attaque, suivi par José-Angel Gomez-Marchante (Saunier Duval-Prodir). Les deux battus du Calar Alto réussissent à prendre une vingtaine de secondes au peloton, au sein duquel Alejandro Valverde décide de hausser le rythme pour limiter le débours de temps. Seuls Carlos Sastre (Team CSC) et Alexandre Vinokourov se maintiennent dans le sillage du Jersey de Oro. Valverde assume à lui seul le travail derrière le tandem Kaschechkin-Marchante. Quand soudain, profitant d'un replat à 3 kilomètres du sommet, Alexandre Vinokourov passe à l'attaque. Une nouvelle banderille ? Non, un coup de grâce ! Valverde n'est pas au mieux au lendemain d'une journée pluvieuse. Vino, lui, est survolté.
En quelques hectomètres, il rejoint Kashechkin et Gomez-Marchante tandis que Alejandro Valverde, sans doute mal remis des conditions humides du Calar Alto, essaie de maintenir un rythme régulier. Le porteur du Jersey de Oro attend le sommet pour se lancer au sprint à la poursuite de ses trois devanciers. Il effectue la jonction au début de la descente... mais Alexandre Vinokourov a déjà pris le large ! Sans attendre le retour de Valverde, le Kazakh s'échappe dès les premiers mètres de la descente sur Grenade. La route est large et peu technique. Vino met du braquet et se lance dans un véritable contre-la-montre, revenant comme une flèche sur Tom Danielson, le dernier rescapé de l'échappée du matin, à 5 kilomètres de l'arrivée. Les deux hommes passent un deal. L'Américain collabore avec le Kazakh, en échange de quoi le second laissera la victoire d'étape au premier. L'unique motivation de Vinokourov reste le Jersey de Oro.
Le duel est épique. Repoussé dans ses derniers retrenchements, Alejandro Valverde mène la poursuite à lui seul au sein d'un peloton recomposé dans lequel on retrouve Gomez-Marchante, Goubert, Kashechkin, Paulinho, Perez, Piepoli, Sanchez et Sastre. Et l'avance de Vinokourov grandit au fil des bornes, de l'ordre de 5 à 10 secondes par kilomètre ! A Grenade, au terme d'une descente captivante, Alexandre Vinokourov s'efface pour laisser gagner Tom Danielson, empochant au passage de nouvelles secondes de bonification. Alejandro Valverde n'aura pas ce luxe aujourd'hui. A quatre jours de l'arrivée à Madrid, l'Espagnol franchit la ligne d'arrivée avec un retard de 1'39" ! Après neuf jours en tête du classement général, Valverde abandonne le Jersey de Oro à Alexandre Vinokourov... pour 9 petites secondes. Pour le Murcian, plus qu'une alternative : attaquer demain dans la Sierra de la Pandera.
Demain jeudi, la dix-huitième étape se disputera entre Grenade et la Sierra de la Pandera (153 km).
source : velo101

Classement 17ème étape :
1. Tom Danielson (USA, Discovery Channel) en 4h09'55"
2. Alexandre Vinokourov (KAZ, Astana) m.t.
3. Samuel Sanchez (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 1'10"
4. Andrey Kashechkin (KAZ, Astana) à 1'39"
5. Carlos Sastre (ESP, Team CSC) m.t.
6. Stéphane Goubert (FRA, Ag2r Prévoyance) m.t.
7. Luis Perez (ESP, Cofidis) m.t.
8. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne-Illes Balears) m.t.
9. José-Angel Gomez-Marchante (ESP, Saunier Duval-Prodir) m.t.
10. Leonardo Piepoli (ITA, Saunier Duval-Prodir) m.t.
Classement général :
1. Alexandre Vinokourov (KAZ, Astana) en 67h29'41"
2. Alejandro Valverde (ESP, Caisse d'Epargne-Illes Balears) à 9 sec.
3. Carlos Sastre (ESP, Team CSC) à 1'51"
4. Andrey Kashechkin (KAZ, Astana) à 2'14"
5. José-Angel Gomez-Marchante (ESP, Saunier Duval-Prodir) à 4'32"
6. Tom Danielson (USA, Discovery Channel) à 6'07"
7. Manuel Beltran (ESP, Discovery Channel) à 6'33"
8. Samuel Sanchez (ESP, Euskaltel-Euskadi) à 7'25"
9. Vladimir Karpets (RUS, Caisse d'Epargne-Illes Balears) à 7'39"
10. Luis Perez (ESP, Cofidis) à 9'04"









